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Le temps passe à une vitesse folle, voilà plus de deux saisons que je n'ai pas écrit par ici, pourtant j'aime toujours autant me munir d'un petit panier en osier et de sacs en coton pour partir à la recherche de plantes sauvages comestibles et médicinales, essayer de les reconnaître, apprendre quelques noms botaniques, les admirer, les voire évoluer au fil des saisons et puis les cuisiner évidemment. Pour ce retour par ici, je reste fidèle au thème wild food avec une petite cueillette et recette à base d'asperges des bois. Premièrement, pour éviter toute confusion, l'asperge des bois n'est pas botaniquement parlant une asperge, même si elle de la même famille (Asparagacées) elle n'est pas du même genre (Ornithogalum versus Asparagus) que les asperges cultivées blanches ou vertes que l'on retrouve sur les étals du (super)marché ni avec les asperges sauvages que je cueillais en Provence (famille des Asparagacées). L'asperge des bois doit son nom seulement à sa forme proche de celle de l'asperge, on l'appelle également aspergette et son petit nom latin est Ornithogalum pyrenaicum de la famille Liliacées. L'aspergette pousse dans les prairies, les sous-bois et les clairières durant les mois de mai et juin dans presque toute la France. C'est d'ailleurs par hasard que je suis tombée sur la première  pousse lors d'une promenade en forêt, sur un petit chemin un peu plus aéré et ensoleillé. Ensuite, la chasse à l'asperge a continué dans les bois, une par ci une par là au début puis ensuite un sol riche et frais parsemé par des centaines d'asperges, la folie m'a gagné... et mon panier s'est rempli! Mais attention, j'ai lu ensuite que l'ornithogale des Pyrénées est une espèce protégée dans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace, Aquitaine, Haute-Normandie et Picardie alors attention la cueillette y est interdite pour éviter qu'elle ne disparaisse de certaines régions, car ce sont en fait les épis floraux qu'on consomme, avant qu'ils ne fleurissent et donnent des graines afin de maintenir leur population et favoriser leur propagation. Pour les autres régions, je vous conseille la cueillette de l'aspergette on peut difficilement se tromper durant la cueillette et elle est délicieuse dans l'assiette, à peine blanchie et bien croquante, au goût subtil proche du petit pois, elle se déguste en salade, dans des pâtes ou bon un risotto, les possibilités sont nombreuses et c'est une recette de tarte salée que je vous propose aujourd'hui avec du fromage de chèvre et une autre plante sauvage et hautement médicinale du printemps, l'ortie, très riche en fer. Je vous livre la recette savoureuse et très facile pour commencer à cuisiner les plantes sauvages. 


Quiche aux asperges bois, orties et fromage de chèvre

Pâte à tarte brisée à l'ortie

- 220 grammes de farine de blé complet
- 1 demie cuillère à café de sel marin
- 3 cuillères à café de poudre d'ortie (orties séchées et pillées au mortier ou dans les épiceries bio)
- 5 cl d'huile d'olive
- 10 cl d'eau
- une petite poignée de graines de lin
- un petit oignon

La veille au soir ou quelques heures avant la cuisson, mélanger la farine, le sel et la poudre d'ortie dans un grand saladier. Ajouter petit à petit l'huile d'olive en mélangeant bien. Ajouter de l'eau au fur et à mesure en mélangeant bien avec une une cuillère en bois ou encore mieux avec les doigts. En fonction de la farine, on peut mettre plus ou moins d'eau, ne pas mettre forcément toute l'eau et arrêter lorsque la pâte a la texture idéale, ni trop sèche, ni trop collante. Pétrir la pâte et former une boule. Recouvrir d'un torchon propre et laisser reposer quelques heures ou tout une nuit.

Appareil à quiche

- 400 grammes de fromage blanc au lait de brebis
- 3 oeufs
- une buche de fromage de chèvre
- une belle botte d'asperges des bois
- un oignon
- une petite poignée de graines de lin
- sel marin, poivre noir

Le lendemain, pétrir rapidement la pâte, l'étaler à l'aide d'un rouleau pâtissier, la disposer dans un moule à tarte préalablement huilé et fariné. Parsemer la pâte de graines de lin. La trouer à l'aide d'une fourchette. Hacher l'oignon et répartir sur la pâte brisée. La faire cuire à blanc pendant 10 minutes dans un four préchauffé à 180 degrés.
Laver les asperges des bois dans une eau légèrement vinaigrée. Les blanchir 2 minutes dans de l'eau bouillante salée, égoutter et les plonger dans de l'eau bien froide. 
Dans un saladier mélanger le fromage blanc, les oeufs, le sel, le poivre. Couper la bûche de fromage de chèvre en fine rondelle, répartir sur la pâte à tarte, ajouter l'appareil puis les aspergettes et un peu de fromage de chèvre. Enfourner la tarte salée pendant 40 minutes. 


L'odeur de la cuisson met l'eau à la bouche, la tarte salée aux asperges des bois et aux orties se déguste aussi bien chaude en sortant du four ou froide lors d'un piquenique, elle garde son croustillant.  Cette recette permet de faire découvrir deux plantes sauvages et comestibles de la forêt, l'aspergette et l'ortie, la quiche aux plantes sauvages attire la curiosité des gourmands et ravie leurs papilles. À bientôt pour une nouvelle recette aux ambiances sauvageonnes ou potagères!

Cueillette dans les bois et tarte salée aux aspergettes et aux orties

dimanche 16 juillet 2017


Le temps passe à une vitesse folle, voilà plus de deux saisons que je n'ai pas écrit par ici, pourtant j'aime toujours autant me munir d'un petit panier en osier et de sacs en coton pour partir à la recherche de plantes sauvages comestibles et médicinales, essayer de les reconnaître, apprendre quelques noms botaniques, les admirer, les voire évoluer au fil des saisons et puis les cuisiner évidemment. Pour ce retour par ici, je reste fidèle au thème wild food avec une petite cueillette et recette à base d'asperges des bois. Premièrement, pour éviter toute confusion, l'asperge des bois n'est pas botaniquement parlant une asperge, même si elle de la même famille (Asparagacées) elle n'est pas du même genre (Ornithogalum versus Asparagus) que les asperges cultivées blanches ou vertes que l'on retrouve sur les étals du (super)marché ni avec les asperges sauvages que je cueillais en Provence (famille des Asparagacées). L'asperge des bois doit son nom seulement à sa forme proche de celle de l'asperge, on l'appelle également aspergette et son petit nom latin est Ornithogalum pyrenaicum de la famille Liliacées. L'aspergette pousse dans les prairies, les sous-bois et les clairières durant les mois de mai et juin dans presque toute la France. C'est d'ailleurs par hasard que je suis tombée sur la première  pousse lors d'une promenade en forêt, sur un petit chemin un peu plus aéré et ensoleillé. Ensuite, la chasse à l'asperge a continué dans les bois, une par ci une par là au début puis ensuite un sol riche et frais parsemé par des centaines d'asperges, la folie m'a gagné... et mon panier s'est rempli! Mais attention, j'ai lu ensuite que l'ornithogale des Pyrénées est une espèce protégée dans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace, Aquitaine, Haute-Normandie et Picardie alors attention la cueillette y est interdite pour éviter qu'elle ne disparaisse de certaines régions, car ce sont en fait les épis floraux qu'on consomme, avant qu'ils ne fleurissent et donnent des graines afin de maintenir leur population et favoriser leur propagation. Pour les autres régions, je vous conseille la cueillette de l'aspergette on peut difficilement se tromper durant la cueillette et elle est délicieuse dans l'assiette, à peine blanchie et bien croquante, au goût subtil proche du petit pois, elle se déguste en salade, dans des pâtes ou bon un risotto, les possibilités sont nombreuses et c'est une recette de tarte salée que je vous propose aujourd'hui avec du fromage de chèvre et une autre plante sauvage et hautement médicinale du printemps, l'ortie, très riche en fer. Je vous livre la recette savoureuse et très facile pour commencer à cuisiner les plantes sauvages. 


Quiche aux asperges bois, orties et fromage de chèvre

Pâte à tarte brisée à l'ortie

- 220 grammes de farine de blé complet
- 1 demie cuillère à café de sel marin
- 3 cuillères à café de poudre d'ortie (orties séchées et pillées au mortier ou dans les épiceries bio)
- 5 cl d'huile d'olive
- 10 cl d'eau
- une petite poignée de graines de lin
- un petit oignon

La veille au soir ou quelques heures avant la cuisson, mélanger la farine, le sel et la poudre d'ortie dans un grand saladier. Ajouter petit à petit l'huile d'olive en mélangeant bien. Ajouter de l'eau au fur et à mesure en mélangeant bien avec une une cuillère en bois ou encore mieux avec les doigts. En fonction de la farine, on peut mettre plus ou moins d'eau, ne pas mettre forcément toute l'eau et arrêter lorsque la pâte a la texture idéale, ni trop sèche, ni trop collante. Pétrir la pâte et former une boule. Recouvrir d'un torchon propre et laisser reposer quelques heures ou tout une nuit.

Appareil à quiche

- 400 grammes de fromage blanc au lait de brebis
- 3 oeufs
- une buche de fromage de chèvre
- une belle botte d'asperges des bois
- un oignon
- une petite poignée de graines de lin
- sel marin, poivre noir

Le lendemain, pétrir rapidement la pâte, l'étaler à l'aide d'un rouleau pâtissier, la disposer dans un moule à tarte préalablement huilé et fariné. Parsemer la pâte de graines de lin. La trouer à l'aide d'une fourchette. Hacher l'oignon et répartir sur la pâte brisée. La faire cuire à blanc pendant 10 minutes dans un four préchauffé à 180 degrés.
Laver les asperges des bois dans une eau légèrement vinaigrée. Les blanchir 2 minutes dans de l'eau bouillante salée, égoutter et les plonger dans de l'eau bien froide. 
Dans un saladier mélanger le fromage blanc, les oeufs, le sel, le poivre. Couper la bûche de fromage de chèvre en fine rondelle, répartir sur la pâte à tarte, ajouter l'appareil puis les aspergettes et un peu de fromage de chèvre. Enfourner la tarte salée pendant 40 minutes. 


L'odeur de la cuisson met l'eau à la bouche, la tarte salée aux asperges des bois et aux orties se déguste aussi bien chaude en sortant du four ou froide lors d'un piquenique, elle garde son croustillant.  Cette recette permet de faire découvrir deux plantes sauvages et comestibles de la forêt, l'aspergette et l'ortie, la quiche aux plantes sauvages attire la curiosité des gourmands et ravie leurs papilles. À bientôt pour une nouvelle recette aux ambiances sauvageonnes ou potagères!

Cela fait un petit bout de temps maintenant que j'ai rencontré la douce Camille du blog éponyme Days of Camille où elle sublime son quotidien (do it yourself, décoration, recettes...) et ses escapades en France et ailleurs avec de magnifiques photos. En effet, on s'était rencontré au printemps dernier sous les oliviers de sa jolie Provence natale (d'ailleurs Camille a même publié un article par ici), on s'est tout de suite très bien entendu et depuis on s'est revu plein de fois, entre repas gourmands, discussions animées et exploration des environs. Bien sûr, on a aussi beaucoup parlé blog, c'est motivant de voir à quel point elle s'investit dans le sien. Passionnée par la/de photographie, elle a très souvent son appareil à portée de main pour capturer l'instant présent et créer une jolie ambiance avec trois fois rien, ses photos ont toujours ce petit quelque chose en plus, un brin mélancoliques. Sa maison est son petit cocon qui lui ressemble avec des couleurs douces et pastels et une décoration très à la mode. Camille apprécie passer du temps dans sa cuisine même si elle dit ne pas savoir cuisiner, elle s'est pourtant débrouillée comme une chef, on s'est régalé avec un plat très comfort food, j'ai nommé le burger. Et avec du fromage de chèvre, du miel et des oignons rouges caramélisés s'il-vous-plait. Et des petits pains faits maison, évidemment. Voici la recette d'un burger gourmand cuisiné avec amour, des petits buns aux potatoes, en passant par le steak à la ciboulette. Oui, c'est bien un steack de boeuf, j'espère que vous partirai pas en courant (ou que vous reviendrez) mes chers lecteurs plant-based. Bien que je cuisine exclusivement végétarien à la maison, il m'est parfois difficile de commander une salade au restaurant  parmi une carte qui me fait baver d'envie ou de refuser les bons petits plats mijotés avec joie par mes amis ou ma famille. Parfois, la raison et l'assiette végétarienne l'emportent. Mais dans l'ensemble, j'ai du mal à concilier mes préoccupations environnementales sur la "production" et la consommation de viande et poisson avec l'aspect social et convivial. Parce qu'avant tout, un repas se partage. Bref, dans la modération (est-ce par paresse? ou manque d'affirmation?), je suis ce que l'on appelle une flexitarienne qui mange essentiellement mais pas exclusivement des produits d'origine végétale. Bref, revenons à nos moutons (ou à nos steaks) (oups), parons-nous d'un joli tablier et mettons un peu de musique pour cuisiner en rythme.

Pour la petite anecdote, Camille, provençale depuis toujours, ne cuisine pas avec de l'huile d'olive mais est une grande adepte du beurre ("avec le beurre tout est meilleur" m'a-t-on dit un jour de ma tendre enfance). En effet, sa grand-mère et sa mère d'origine lorraine ont toujours cuisiné au beurre, et cela se transmet de génération en génération quelque soit le lieu où l'on habite. Les recettes de famille nous donnent toujours un peu de baume au coeur, un petit goût de "comme à la maison", l'odeur du pain qui sort du four nous ramène à de doux et vieux souvenirs...

Buns ou petits pains pour burger (une bonne douzaine)
- 500 grammes de farine de blé T45
- 1 cuillère à café de sel
- 2 cuillères à café de levure boulangère
- 3 cuillères à café de sucre
- 150 ml de lait
- 150 ml d'eay
- 1 oeuf
- graines de sésame et de pavot
Tiédir le lait et l'eau, puis bien mélanger et encore mélanger l'ensemble des ingrédients avec ses mains farinées. Faire une boule et laisser reposer au moins une heure dans un saladier recouvert d'un torchon.
Fariner et pétrir la pâte. L'étaler sur un ou deux centimètres d'épaisseur. Faire des ronds à l'aide d'un verre en guise d'emporte-pièce. Faire un ou des dessins sur les petits pains à l'aide d'un couteau puis recouvrir de graines de sésame et de pavots. Laisser reposer au moins trente minutes et enfourner les buns pendant environ quinze minutes dans un four préchauffé à 200°C avec un récipient d'eau pour garder le moelleux des pains.

Oignons rouges caramélisés
- oignons rouges
- 1 cuillère à soupe de vinaigre
- 1 cuillère à soupe de sucre
Éplucher les oignons sous l'eau (mais séquence larmes et émotion inévitable!) puis les couper grossièrement. Chauffer le beurre dans une poêle à feu doux et faire revenir les oignons longuement. Ajouter le vinaigre, le sucre, mélanger jusqu'à ce que les oignons se caramélisent. 

Potatoes au paprika
- petites pommes de terres
- paprika
- beurre ou huile d'olive
- ciboulette
- sel, poivre
Couper les pommes de terre en quatre. Ajouter le paprika, la ciboulette, du sel et du poivre, le beurre fondu et mélanger. Enfournez à 210°C pendant environ 30 minutes.

Garniture 
- viande de boeuf hachée
- ciboulette
- sel et poivre cinq baies
- bûche de fromage de chèvre
- miel
- salade (optionnel)
Mélanger avec les mains, la viande avec la ciboulette finement hachée et les épices. Former des petites boules puis les aplatir. Les cuire à votre convenance.
Couper des tranches fines de fromages de chèvre, deux ou trois par burger.

Assemblage
Sur le dessous du petit pain coupé en deux, mettre une bonne dose d'oignons rouges, puis le steak, le fromage de chèvre qui va fondre légèrement, le miel et quelques pousses de salade. Servir avec un petit bol de potatoes croustillantes pour accompagner le burger et éventuellement de la salade. 

Régalez-vous, la recette de Camille est un vrai délice, j'espère que cette rencontre vous a plu et n'hésitez pas à plonger dans son univers (ses photos du Vietnam seront bientôt publiées sur son blog).




Burger de blogueuse avec (Days of) Camille

lundi 12 décembre 2016


Cela fait un petit bout de temps maintenant que j'ai rencontré la douce Camille du blog éponyme Days of Camille où elle sublime son quotidien (do it yourself, décoration, recettes...) et ses escapades en France et ailleurs avec de magnifiques photos. En effet, on s'était rencontré au printemps dernier sous les oliviers de sa jolie Provence natale (d'ailleurs Camille a même publié un article par ici), on s'est tout de suite très bien entendu et depuis on s'est revu plein de fois, entre repas gourmands, discussions animées et exploration des environs. Bien sûr, on a aussi beaucoup parlé blog, c'est motivant de voir à quel point elle s'investit dans le sien. Passionnée par la/de photographie, elle a très souvent son appareil à portée de main pour capturer l'instant présent et créer une jolie ambiance avec trois fois rien, ses photos ont toujours ce petit quelque chose en plus, un brin mélancoliques. Sa maison est son petit cocon qui lui ressemble avec des couleurs douces et pastels et une décoration très à la mode. Camille apprécie passer du temps dans sa cuisine même si elle dit ne pas savoir cuisiner, elle s'est pourtant débrouillée comme une chef, on s'est régalé avec un plat très comfort food, j'ai nommé le burger. Et avec du fromage de chèvre, du miel et des oignons rouges caramélisés s'il-vous-plait. Et des petits pains faits maison, évidemment. Voici la recette d'un burger gourmand cuisiné avec amour, des petits buns aux potatoes, en passant par le steak à la ciboulette. Oui, c'est bien un steack de boeuf, j'espère que vous partirai pas en courant (ou que vous reviendrez) mes chers lecteurs plant-based. Bien que je cuisine exclusivement végétarien à la maison, il m'est parfois difficile de commander une salade au restaurant  parmi une carte qui me fait baver d'envie ou de refuser les bons petits plats mijotés avec joie par mes amis ou ma famille. Parfois, la raison et l'assiette végétarienne l'emportent. Mais dans l'ensemble, j'ai du mal à concilier mes préoccupations environnementales sur la "production" et la consommation de viande et poisson avec l'aspect social et convivial. Parce qu'avant tout, un repas se partage. Bref, dans la modération (est-ce par paresse? ou manque d'affirmation?), je suis ce que l'on appelle une flexitarienne qui mange essentiellement mais pas exclusivement des produits d'origine végétale. Bref, revenons à nos moutons (ou à nos steaks) (oups), parons-nous d'un joli tablier et mettons un peu de musique pour cuisiner en rythme.

Pour la petite anecdote, Camille, provençale depuis toujours, ne cuisine pas avec de l'huile d'olive mais est une grande adepte du beurre ("avec le beurre tout est meilleur" m'a-t-on dit un jour de ma tendre enfance). En effet, sa grand-mère et sa mère d'origine lorraine ont toujours cuisiné au beurre, et cela se transmet de génération en génération quelque soit le lieu où l'on habite. Les recettes de famille nous donnent toujours un peu de baume au coeur, un petit goût de "comme à la maison", l'odeur du pain qui sort du four nous ramène à de doux et vieux souvenirs...

Buns ou petits pains pour burger (une bonne douzaine)
- 500 grammes de farine de blé T45
- 1 cuillère à café de sel
- 2 cuillères à café de levure boulangère
- 3 cuillères à café de sucre
- 150 ml de lait
- 150 ml d'eay
- 1 oeuf
- graines de sésame et de pavot
Tiédir le lait et l'eau, puis bien mélanger et encore mélanger l'ensemble des ingrédients avec ses mains farinées. Faire une boule et laisser reposer au moins une heure dans un saladier recouvert d'un torchon.
Fariner et pétrir la pâte. L'étaler sur un ou deux centimètres d'épaisseur. Faire des ronds à l'aide d'un verre en guise d'emporte-pièce. Faire un ou des dessins sur les petits pains à l'aide d'un couteau puis recouvrir de graines de sésame et de pavots. Laisser reposer au moins trente minutes et enfourner les buns pendant environ quinze minutes dans un four préchauffé à 200°C avec un récipient d'eau pour garder le moelleux des pains.

Oignons rouges caramélisés
- oignons rouges
- 1 cuillère à soupe de vinaigre
- 1 cuillère à soupe de sucre
Éplucher les oignons sous l'eau (mais séquence larmes et émotion inévitable!) puis les couper grossièrement. Chauffer le beurre dans une poêle à feu doux et faire revenir les oignons longuement. Ajouter le vinaigre, le sucre, mélanger jusqu'à ce que les oignons se caramélisent. 

Potatoes au paprika
- petites pommes de terres
- paprika
- beurre ou huile d'olive
- ciboulette
- sel, poivre
Couper les pommes de terre en quatre. Ajouter le paprika, la ciboulette, du sel et du poivre, le beurre fondu et mélanger. Enfournez à 210°C pendant environ 30 minutes.

Garniture 
- viande de boeuf hachée
- ciboulette
- sel et poivre cinq baies
- bûche de fromage de chèvre
- miel
- salade (optionnel)
Mélanger avec les mains, la viande avec la ciboulette finement hachée et les épices. Former des petites boules puis les aplatir. Les cuire à votre convenance.
Couper des tranches fines de fromages de chèvre, deux ou trois par burger.

Assemblage
Sur le dessous du petit pain coupé en deux, mettre une bonne dose d'oignons rouges, puis le steak, le fromage de chèvre qui va fondre légèrement, le miel et quelques pousses de salade. Servir avec un petit bol de potatoes croustillantes pour accompagner le burger et éventuellement de la salade. 

Régalez-vous, la recette de Camille est un vrai délice, j'espère que cette rencontre vous a plu et n'hésitez pas à plonger dans son univers (ses photos du Vietnam seront bientôt publiées sur son blog).





Octobre, les journées rapetissent, les températures diminuent, on observe la migration des oiseaux et les couleurs changeantes des arbres. Ici, on prolonge encore un peu l'été indien avec Pascal, son sourire et ses légumes du soleil. J'ai rencontré Pascal au café villageois de Lauris, au sud du parc régional du Luberon, là où tous les jeudis soirs se réunissent les petits producteurs bio du coin, étalant humblement et fièrement les produits nés de leurs mains et de la Terre, comme du pain au petit épeautre et au levain (fermentation lente, garantie sans mal de ventre), du fromage de brebis happy, un bon vin rouge pour accompagner tout ça et même des huiles essentielles de plantes récoltées sauvagement mais respectueusement dans notre cher Luberon. Et puis bien sûr, il y a toujours les fruits et légumes de saison, colorés, vitaminés et savoureux. Plusieurs maraichers proposent différents légumes et au sein d'une espèce on retrouve des variétés différentes, adios les tomates fades, les hybrides brillants et ennuyants, hola les aubergines violettes, blanches, vertes et les variétés anciennes (non, on ne veut pas vous oublier!). Vive la biodiversité ! Le marché donne sur un jardin des rêves en permaculture, la buvette est voisine, la bonne ambiance toujours présente. D'ailleurs, qui dit marché dit rencontres, échanges de recettes et convivialité, une fois Pascal qui préparait une jolie cagette de légumes d'été me donne sa recette de ratatouille (dont le secret est révélé un peu plus bas). 


Quelques semaines plus tard, nous voilà dans sa cuisine à préparer le fameux plat en question. Mais avant ça, Pascal m'ouvre les portes de son jardin, une serre qui ressemble plus à une jungle luxuriante qu'à une succession de rangées proprettes et ça, ce n'est pas pour me déplaire, au contraire ! Les « mauvaises herbes », les araignées et les nombreux insectes tiennent compagnie aux légumes, le maraicher dispose même des offrandes de tomates abimées pour rasasier les campagnols affamés et garder les autres légumes entiers. Les auxiliaires améliorent la terre et se régalent des «nuisibles », les fleurs charment les mellifères, le lieu est fertile et harmonieux. On commence par cueillir les tomates, vertes, jaunes, oranges, rouges, zébrées, dégradées, rondes, allongées, cornues, un vrai plaisir visuel et olfactif. On avance dans la serre parmi les plants serrés, écartants les feuilles, cueillant les fruits et légumes gorgés de soleil, cultivés avec amour. Et cela fait toute la différence comme dit Pascal, lorsqu'on porte toute son attention à ses plantes, qu'on les bichonne, la bonne énergie est transmise aux végétaux, et sûrement aussi à ceux qui les dégustent par la suite. Cela fait tout juste un an que Pascal cultive en tant que maraicher et quelle joie pour lui de récolter le fruit de son travail. Il privilégie les variétés anciennes qui donnent des descendants fertiles contrairement aux hybrides qui nous rendent complètement dépendants des grands groupes internationaux pouf leur racheter des semences d'année en année, les variétés anciennes ont également l'avantage d'être plus résistantes et moins exigeantes en apports organiques, ils sont non seulement plus robustes mais également bien plus goûteux. D'ailleurs, Pascal a été incité à planter des hybrides tomates coeur de bœuf et l'aubergine qu'on retrouve dans les supermarchés, « juste au cas-où » mais il s'avère que ses plants de tomates et aubergines anciennes sont bien plus productifs. Et pour de beaux légumes, il faut un sol en bonne santé, le jeune maraicher a d'ailleurs suivi une formation sur la conservation des sols et non sur le maraîchage en lui-même. Un parcours assez inhabituel, Pascal sourit à la vie et la vie le lui rend bien. 

Après la récolte, on passe à la cuisine avec un panier bien rempli. Tomates, aubergines, courgettes, poivrons, oignons, des saveurs d'été, avec lesquelles le maraicher prépare une ratatouille (mais parfois la vie nous surprend et le plat se transforme… ahaha). Son secret est de pré-cuire chaque légume séparément avant de tous les rassembler pour terminer la cuisson, afin de conserver les arômes de chaque légume. Enfin, je dis son secret, mais à vrai dire Pascal avait l'habitude de laisser mijoter tous les légumes ensemble, mais c'est une amie qui lui a confié ce petit truc et on s'est donc lancé dans cette longue préparation tous les deux pour la première fois, je me retrousse les manches et on cuisine dans la bonne humeur, en prenant le temps. Après avoir soigneusement découpé tous les légumes, pressé le jus sucré des tomates, brûlé les aubergine au four, puis en cuire de nouvelles à la poêle (oui ici, c'est de la vraie cuisine avec les incidents de parcours de la vraie vie qui vont avec), confit les oignons à la confiture de roses (récoltées et transformées par Pascal lui-même), rassemblé les légumes pour terminer la cuisson, on goûte, curieux, et oh surprise cela ne ressemble pas aux saveurs d'une ratatouille, c'est plus chaud, plus sucré, presque confit, très légèrement épicé (les poivrons ont un petit truc pimenté), méditerranéen certes mais avec une forte tonalité orientale. Un délice qui fond en bouche, voici la recette.


Légumes du soleil, un petit goût du Maghreb

- 1,5 part de tomates : andines cornues, green zebra, carotina, golden jubilée, noire de Crimée, black pineapple … ou toutes les autres tomates anciennes cultivées avec amour que vous trouverez
- 1 part d'aubergines : louisiana et imperial black beauty
- 1 part de courgettes : petites, jaunes et vertes, en fleur ou pas
- 1 part de poivrons : cornes de taureau pour un petit goût épicé
- 1 part d'oignons : rossa di longa, blancs, rouges
- une ou deux gousses d'ail
- confiture de pétales de roses (ou miel)
- huile d'olive
- sel, poivre

Couper les tomates en gros dés, les aubergines en rondelles, les courgettes en bâtonnets, les petits poivrons égrainés en deux, hacher les oignons. 
Faire suer les oignons dans de l'huile d'olive, ajouter de l'eau jusqu'à absorption, répéter l'opération de nombreuses fois, puis ajouter la confiture de pétales de roses (ou du miel) à la dernière minute pour caraméliser les oignons. 
Enfourner les poivrons à 200°C pendant 20 minutes, plus ou moins, selon vos poivrons.
Presser les tomates découpées pour récupérer le jus et le réserver. Les faire revenir à feu doux.
Saler les rondelles d'aubergines et les faire revenir. Faire revenir les courgettes en les gardant bien croquantes.
Mélanger tous les légumes et terminer la cuisson dans un fait-tout. Saler, poivrer, déguster.

Riz pilaf coloré

- riz
- jus des tomates
- un peu de curry
- sel, poivre

À feu doux, verser le riz dans une poêle et arroser d'un peu d'huile d'olive. Bien mélanger jusqu'à ce que les grains deviennent translucides, ajouter le jus des tomates. Remuer régulièrement jusqu'à ce que tout le jus soit absorbé. Si besoin allonger avec de l'eau, saler, poivrer, épicer légèrement au curry, remuer régulièrement jusqu'à ce que le riz soit cuit et presque sec. Servir bien chaud pour accompagner les légumes du soleil.

Cet article commence à devenir long, j'espère que cette rencontre avec Pascal et son petit coin de paradis vous a plu et que cette recette vous apportera un peu de chaleur durant ces longues soirées d'automne. Les fleurs d'hibiscus étaient la jolie surprise le jour de notre récolte, Pascal les transforme pour faire une boisson africaine: le bissap.




Pascal, son jardin et ses légumes du soleil

dimanche 23 octobre 2016


Octobre, les journées rapetissent, les températures diminuent, on observe la migration des oiseaux et les couleurs changeantes des arbres. Ici, on prolonge encore un peu l'été indien avec Pascal, son sourire et ses légumes du soleil. J'ai rencontré Pascal au café villageois de Lauris, au sud du parc régional du Luberon, là où tous les jeudis soirs se réunissent les petits producteurs bio du coin, étalant humblement et fièrement les produits nés de leurs mains et de la Terre, comme du pain au petit épeautre et au levain (fermentation lente, garantie sans mal de ventre), du fromage de brebis happy, un bon vin rouge pour accompagner tout ça et même des huiles essentielles de plantes récoltées sauvagement mais respectueusement dans notre cher Luberon. Et puis bien sûr, il y a toujours les fruits et légumes de saison, colorés, vitaminés et savoureux. Plusieurs maraichers proposent différents légumes et au sein d'une espèce on retrouve des variétés différentes, adios les tomates fades, les hybrides brillants et ennuyants, hola les aubergines violettes, blanches, vertes et les variétés anciennes (non, on ne veut pas vous oublier!). Vive la biodiversité ! Le marché donne sur un jardin des rêves en permaculture, la buvette est voisine, la bonne ambiance toujours présente. D'ailleurs, qui dit marché dit rencontres, échanges de recettes et convivialité, une fois Pascal qui préparait une jolie cagette de légumes d'été me donne sa recette de ratatouille (dont le secret est révélé un peu plus bas). 


Quelques semaines plus tard, nous voilà dans sa cuisine à préparer le fameux plat en question. Mais avant ça, Pascal m'ouvre les portes de son jardin, une serre qui ressemble plus à une jungle luxuriante qu'à une succession de rangées proprettes et ça, ce n'est pas pour me déplaire, au contraire ! Les « mauvaises herbes », les araignées et les nombreux insectes tiennent compagnie aux légumes, le maraicher dispose même des offrandes de tomates abimées pour rasasier les campagnols affamés et garder les autres légumes entiers. Les auxiliaires améliorent la terre et se régalent des «nuisibles », les fleurs charment les mellifères, le lieu est fertile et harmonieux. On commence par cueillir les tomates, vertes, jaunes, oranges, rouges, zébrées, dégradées, rondes, allongées, cornues, un vrai plaisir visuel et olfactif. On avance dans la serre parmi les plants serrés, écartants les feuilles, cueillant les fruits et légumes gorgés de soleil, cultivés avec amour. Et cela fait toute la différence comme dit Pascal, lorsqu'on porte toute son attention à ses plantes, qu'on les bichonne, la bonne énergie est transmise aux végétaux, et sûrement aussi à ceux qui les dégustent par la suite. Cela fait tout juste un an que Pascal cultive en tant que maraicher et quelle joie pour lui de récolter le fruit de son travail. Il privilégie les variétés anciennes qui donnent des descendants fertiles contrairement aux hybrides qui nous rendent complètement dépendants des grands groupes internationaux pouf leur racheter des semences d'année en année, les variétés anciennes ont également l'avantage d'être plus résistantes et moins exigeantes en apports organiques, ils sont non seulement plus robustes mais également bien plus goûteux. D'ailleurs, Pascal a été incité à planter des hybrides tomates coeur de bœuf et l'aubergine qu'on retrouve dans les supermarchés, « juste au cas-où » mais il s'avère que ses plants de tomates et aubergines anciennes sont bien plus productifs. Et pour de beaux légumes, il faut un sol en bonne santé, le jeune maraicher a d'ailleurs suivi une formation sur la conservation des sols et non sur le maraîchage en lui-même. Un parcours assez inhabituel, Pascal sourit à la vie et la vie le lui rend bien. 

Après la récolte, on passe à la cuisine avec un panier bien rempli. Tomates, aubergines, courgettes, poivrons, oignons, des saveurs d'été, avec lesquelles le maraicher prépare une ratatouille (mais parfois la vie nous surprend et le plat se transforme… ahaha). Son secret est de pré-cuire chaque légume séparément avant de tous les rassembler pour terminer la cuisson, afin de conserver les arômes de chaque légume. Enfin, je dis son secret, mais à vrai dire Pascal avait l'habitude de laisser mijoter tous les légumes ensemble, mais c'est une amie qui lui a confié ce petit truc et on s'est donc lancé dans cette longue préparation tous les deux pour la première fois, je me retrousse les manches et on cuisine dans la bonne humeur, en prenant le temps. Après avoir soigneusement découpé tous les légumes, pressé le jus sucré des tomates, brûlé les aubergine au four, puis en cuire de nouvelles à la poêle (oui ici, c'est de la vraie cuisine avec les incidents de parcours de la vraie vie qui vont avec), confit les oignons à la confiture de roses (récoltées et transformées par Pascal lui-même), rassemblé les légumes pour terminer la cuisson, on goûte, curieux, et oh surprise cela ne ressemble pas aux saveurs d'une ratatouille, c'est plus chaud, plus sucré, presque confit, très légèrement épicé (les poivrons ont un petit truc pimenté), méditerranéen certes mais avec une forte tonalité orientale. Un délice qui fond en bouche, voici la recette.


Légumes du soleil, un petit goût du Maghreb

- 1,5 part de tomates : andines cornues, green zebra, carotina, golden jubilée, noire de Crimée, black pineapple … ou toutes les autres tomates anciennes cultivées avec amour que vous trouverez
- 1 part d'aubergines : louisiana et imperial black beauty
- 1 part de courgettes : petites, jaunes et vertes, en fleur ou pas
- 1 part de poivrons : cornes de taureau pour un petit goût épicé
- 1 part d'oignons : rossa di longa, blancs, rouges
- une ou deux gousses d'ail
- confiture de pétales de roses (ou miel)
- huile d'olive
- sel, poivre

Couper les tomates en gros dés, les aubergines en rondelles, les courgettes en bâtonnets, les petits poivrons égrainés en deux, hacher les oignons. 
Faire suer les oignons dans de l'huile d'olive, ajouter de l'eau jusqu'à absorption, répéter l'opération de nombreuses fois, puis ajouter la confiture de pétales de roses (ou du miel) à la dernière minute pour caraméliser les oignons. 
Enfourner les poivrons à 200°C pendant 20 minutes, plus ou moins, selon vos poivrons.
Presser les tomates découpées pour récupérer le jus et le réserver. Les faire revenir à feu doux.
Saler les rondelles d'aubergines et les faire revenir. Faire revenir les courgettes en les gardant bien croquantes.
Mélanger tous les légumes et terminer la cuisson dans un fait-tout. Saler, poivrer, déguster.

Riz pilaf coloré

- riz
- jus des tomates
- un peu de curry
- sel, poivre

À feu doux, verser le riz dans une poêle et arroser d'un peu d'huile d'olive. Bien mélanger jusqu'à ce que les grains deviennent translucides, ajouter le jus des tomates. Remuer régulièrement jusqu'à ce que tout le jus soit absorbé. Si besoin allonger avec de l'eau, saler, poivrer, épicer légèrement au curry, remuer régulièrement jusqu'à ce que le riz soit cuit et presque sec. Servir bien chaud pour accompagner les légumes du soleil.

Cet article commence à devenir long, j'espère que cette rencontre avec Pascal et son petit coin de paradis vous a plu et que cette recette vous apportera un peu de chaleur durant ces longues soirées d'automne. Les fleurs d'hibiscus étaient la jolie surprise le jour de notre récolte, Pascal les transforme pour faire une boisson africaine: le bissap.





La rentrée est arrivée et après le rythme ralenti de l'été, me voilà de retour par ici pour vous présenter Charlotte du blog The Fox and The Knife, que certain(e)s d'entres vous connaissent déjà. Son blog est un vrai régal pour les yeux comme pour les papilles avec ses photos ultra soignées de plats colorés à tendance végétale. Beaucoup de recettes me donnent l'eau à la bouche sur la blogosphère et pourtant c'est très rare que je les suive dans ma cuisine… mais celles de Charlotte font exception! Parce qu'elles sont aussi simples que savoureuses, essentiellement composées de légumes (de saison!) avec une petite touche d'originalité qui nous emmène en voyage, on les réalise en deux temps trois mouvements pour un vrai plaisir gustatif. J'étais donc curieuse de savoir qui se cachait derrière The Fox and The Knife et lors de mon séjour bordelais, j'envoie un petit mot à Charlotte lui proposant une rencontre et si elle accepterait que je lui tire son (food) portrait. Elle accepte, youpi ! Tout s'improvise un peu à la dernière minute, entre ses journées passées en famille au bassin d'Arcachon et son voyage au Portugal, elle m'accueille très gentiment chez elle. Et la première chose que je remarque chez Charlotte, avec ses grands yeux bleus et sa peau dorée, c'est sa beauté qui additionnée à sa timidité, en devient encore plus touchante. Elle m'ouvre les portes de son appartement bordelais où un ficus prend de la hauteur sous les plafonds, face à un luminaire en papier washi signé Noguchi transmis de mère en fille, qui lui-même repose à côté d'un tapis berbère artisanal contemporain, un des trésors que Charlotte et sa copine dégotent au Maroc. Ensemble, elles ont fondé la marque maison Menara qui propose de sublimes tapis kilim vintage ou boucherouite, tapis "à franges" tissés avec des chutes de tissus usés. Elles vendent également des pièces uniques qu'elles imaginent, puis fabriquées sur place grâce au savoir-faire marocain; des pochettes transformables en sacs en bandoulière très colorés, faits d'anciens tissus kilim chinés et de cuir local. Une marque qui met à l'honneur l'artisanat du Maroc (c'était tellement beau que j'en ai oublié de prendre des photos, excusez-moi). Charlotte, au sens du goût inné et un peu touche à tout, a pris des cours de céramique et a tournassé ces petites tasses à café très années 50 et modelé le cactus géant jusqu'à leur donner leur émail coloré. Je reste admirative devant ses créations.

Après l'aspect milk décoration de cette rencontre, passons au côté kinfolk, les arts de la table, avec son livre de cuisine dont l'esthétique me rappelle le célèbre magazine. Ce livre n'est pas à vendre mais il n'a pas de prix, c'est un hommage à la cuisine familiale, tout particulièrement à sa grand-mère d'origine alsacienne dont elle réalise les recettes précieusement conservées comme le fameux kougelhopf, la soupe à l'oignon ou encore les crêpes à l'orange. Son père est également un bon cuisinier qui lui a transmis le goût des bonnes choses, tout comme sa mère lui a transmis le goût des belles choses.


J'ai rencontré Charlotte, il y a presque deux mois et sa recette est toujours d'actualité par cet été indien, avec une salade fraîche de tagliatelles de courgettes. Very healthy and very tasty, comme beaucoup des recettes de son blog où les mots « sain » et « équilibre » sont pourtant absents, ses recettes sont « instinctivement » bonnes au goût et bonnes pour la santé. Cette salade qui a du mordant, revient régulièrement sur la table de Charlotte (pourtant la recette est inédite!) avec milles variantes possibles. Ce jour là, Charlotte a une jolie surprise chez son primeur avec des petites courgettes jaunes à côté des vertes, pour encore plus de couleurs et de vitamines. Puis petit tour chez le crémier, pour une savoureuse feta. Charlotte est proche des ingrédients qu'elle utilise, son huile d'olive par exemple est produite par sa belle famille en Corse. Mmmh avec tout ça, ça sent bon la Méditerranée et n'oublions pas le basilic pour encore plus de soleil dans l'assiette. On a de quoi prolonger l'été durant ce mois de rentrée.

Salade fraîche de tagliatelles de courgettes (pour 2 personnes)

- 3 petites courgettes (2 jaunes et 1 verte)
- 1 demi oignon rouge
- une belle poignée de basilic
- le jus d'un citron
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
- un demi bloc de feta
- une poignée de graines de tournesol torréfiées
- sel de Guérande, poivre au moulin et une pincée de piment d'Espelette

Dans un saladier, verser l'huile d'olive et le jus d'un citron fraîchement pressé. Saler, poiver et pimenter d'Espelette. Ajouter l'oignon rouge finement haché. À l'aide d'un économe, faire des tagliatelles de courgettes dans la longueur et lorsqu'il ne reste plus que les pépins, garder le reste de courgette pour un wok ou une soupe. Les ajouter dans le saladier ainsi que la féta coupée en petits morceaux. Ciseler le basilic par dessus le tout, bien mélanger et laisser les saveurs s'imprégner, les tagliatelles s'attendrir légèrement pendant 30 minutes au réfrigérateur. Pendant ce temps, torréfier les graines de tournesol dans une poêle. Les ajouter, bien remuer, servir, savourer.

Variantes: Cette salade est déclinable à l'infini en fonction de votre appétit et de vos fonds de placard. Charlotte propose de rajouter de la graine de couscous ou des lentilles pour plus de consistance, de remplacer les grains de tournesol par des pignons de pins ou la féta par de la mozzarella.

Cette recette savoureuse est juste parfaite pour faire manger et apprécier des courgettes (crues!) (et jaunes!) à n'importe quel enfant, petit ou grand, qui fait la grimace rien qu'en entendant « légume vert ». D'ailleurs si vous n'avez pas encore cliqué, je vous invite grandement à visiter le blog The Fox and The Knife rempli de recettes qui donnent toutes plus envie les unes que les autres. Internet nous permet de s'informer, de voyager, de s'inspirer, de se détendre, de s'émerveiller, de réfléchir, et puis parfois comme là avec Charlotte de faire de très jolies rencontres. Je suis un peu gênée de mes photos qui à vrai dire ne sont pas du tout à la hauteur de la réalité, j'espère que vous pourrez tout de même découvrir un peu plus Charlotte et son univers qui correspondent tout à fait à son blog. Et il n'y avait même pas une pièce avec tout un bazar caché, non, non, tout était réellement parfait. Un grand merci à Charlotte pour tout. J'ai hâte de vous présenter de nouvelles personnes qui fabriquent des merveilles avec leurs petites mains.


À table avec Charlotte du blog The Fox and The Knife

dimanche 11 septembre 2016


La rentrée est arrivée et après le rythme ralenti de l'été, me voilà de retour par ici pour vous présenter Charlotte du blog The Fox and The Knife, que certain(e)s d'entres vous connaissent déjà. Son blog est un vrai régal pour les yeux comme pour les papilles avec ses photos ultra soignées de plats colorés à tendance végétale. Beaucoup de recettes me donnent l'eau à la bouche sur la blogosphère et pourtant c'est très rare que je les suive dans ma cuisine… mais celles de Charlotte font exception! Parce qu'elles sont aussi simples que savoureuses, essentiellement composées de légumes (de saison!) avec une petite touche d'originalité qui nous emmène en voyage, on les réalise en deux temps trois mouvements pour un vrai plaisir gustatif. J'étais donc curieuse de savoir qui se cachait derrière The Fox and The Knife et lors de mon séjour bordelais, j'envoie un petit mot à Charlotte lui proposant une rencontre et si elle accepterait que je lui tire son (food) portrait. Elle accepte, youpi ! Tout s'improvise un peu à la dernière minute, entre ses journées passées en famille au bassin d'Arcachon et son voyage au Portugal, elle m'accueille très gentiment chez elle. Et la première chose que je remarque chez Charlotte, avec ses grands yeux bleus et sa peau dorée, c'est sa beauté qui additionnée à sa timidité, en devient encore plus touchante. Elle m'ouvre les portes de son appartement bordelais où un ficus prend de la hauteur sous les plafonds, face à un luminaire en papier washi signé Noguchi transmis de mère en fille, qui lui-même repose à côté d'un tapis berbère artisanal contemporain, un des trésors que Charlotte et sa copine dégotent au Maroc. Ensemble, elles ont fondé la marque maison Menara qui propose de sublimes tapis kilim vintage ou boucherouite, tapis "à franges" tissés avec des chutes de tissus usés. Elles vendent également des pièces uniques qu'elles imaginent, puis fabriquées sur place grâce au savoir-faire marocain; des pochettes transformables en sacs en bandoulière très colorés, faits d'anciens tissus kilim chinés et de cuir local. Une marque qui met à l'honneur l'artisanat du Maroc (c'était tellement beau que j'en ai oublié de prendre des photos, excusez-moi). Charlotte, au sens du goût inné et un peu touche à tout, a pris des cours de céramique et a tournassé ces petites tasses à café très années 50 et modelé le cactus géant jusqu'à leur donner leur émail coloré. Je reste admirative devant ses créations.

Après l'aspect milk décoration de cette rencontre, passons au côté kinfolk, les arts de la table, avec son livre de cuisine dont l'esthétique me rappelle le célèbre magazine. Ce livre n'est pas à vendre mais il n'a pas de prix, c'est un hommage à la cuisine familiale, tout particulièrement à sa grand-mère d'origine alsacienne dont elle réalise les recettes précieusement conservées comme le fameux kougelhopf, la soupe à l'oignon ou encore les crêpes à l'orange. Son père est également un bon cuisinier qui lui a transmis le goût des bonnes choses, tout comme sa mère lui a transmis le goût des belles choses.


J'ai rencontré Charlotte, il y a presque deux mois et sa recette est toujours d'actualité par cet été indien, avec une salade fraîche de tagliatelles de courgettes. Very healthy and very tasty, comme beaucoup des recettes de son blog où les mots « sain » et « équilibre » sont pourtant absents, ses recettes sont « instinctivement » bonnes au goût et bonnes pour la santé. Cette salade qui a du mordant, revient régulièrement sur la table de Charlotte (pourtant la recette est inédite!) avec milles variantes possibles. Ce jour là, Charlotte a une jolie surprise chez son primeur avec des petites courgettes jaunes à côté des vertes, pour encore plus de couleurs et de vitamines. Puis petit tour chez le crémier, pour une savoureuse feta. Charlotte est proche des ingrédients qu'elle utilise, son huile d'olive par exemple est produite par sa belle famille en Corse. Mmmh avec tout ça, ça sent bon la Méditerranée et n'oublions pas le basilic pour encore plus de soleil dans l'assiette. On a de quoi prolonger l'été durant ce mois de rentrée.

Salade fraîche de tagliatelles de courgettes (pour 2 personnes)

- 3 petites courgettes (2 jaunes et 1 verte)
- 1 demi oignon rouge
- une belle poignée de basilic
- le jus d'un citron
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
- un demi bloc de feta
- une poignée de graines de tournesol torréfiées
- sel de Guérande, poivre au moulin et une pincée de piment d'Espelette

Dans un saladier, verser l'huile d'olive et le jus d'un citron fraîchement pressé. Saler, poiver et pimenter d'Espelette. Ajouter l'oignon rouge finement haché. À l'aide d'un économe, faire des tagliatelles de courgettes dans la longueur et lorsqu'il ne reste plus que les pépins, garder le reste de courgette pour un wok ou une soupe. Les ajouter dans le saladier ainsi que la féta coupée en petits morceaux. Ciseler le basilic par dessus le tout, bien mélanger et laisser les saveurs s'imprégner, les tagliatelles s'attendrir légèrement pendant 30 minutes au réfrigérateur. Pendant ce temps, torréfier les graines de tournesol dans une poêle. Les ajouter, bien remuer, servir, savourer.

Variantes: Cette salade est déclinable à l'infini en fonction de votre appétit et de vos fonds de placard. Charlotte propose de rajouter de la graine de couscous ou des lentilles pour plus de consistance, de remplacer les grains de tournesol par des pignons de pins ou la féta par de la mozzarella.

Cette recette savoureuse est juste parfaite pour faire manger et apprécier des courgettes (crues!) (et jaunes!) à n'importe quel enfant, petit ou grand, qui fait la grimace rien qu'en entendant « légume vert ». D'ailleurs si vous n'avez pas encore cliqué, je vous invite grandement à visiter le blog The Fox and The Knife rempli de recettes qui donnent toutes plus envie les unes que les autres. Internet nous permet de s'informer, de voyager, de s'inspirer, de se détendre, de s'émerveiller, de réfléchir, et puis parfois comme là avec Charlotte de faire de très jolies rencontres. Je suis un peu gênée de mes photos qui à vrai dire ne sont pas du tout à la hauteur de la réalité, j'espère que vous pourrez tout de même découvrir un peu plus Charlotte et son univers qui correspondent tout à fait à son blog. Et il n'y avait même pas une pièce avec tout un bazar caché, non, non, tout était réellement parfait. Un grand merci à Charlotte pour tout. J'ai hâte de vous présenter de nouvelles personnes qui fabriquent des merveilles avec leurs petites mains.



En Provence, l'été et ses quarante degrés ne font pas dans la légèreté, les cigales chantent à tue-tête, les siestes sont devenues irrésistibles, les melons s'étalent au marché et la mer envahit nos pensées. Bon, je crois que je parle un peu trop météo et changement de saison par ici… enfin tout ça pour dire qu'on a bien envie de se désaltérer et quoi de mieux qu'un bon lassi pour ça ? Si cela sonne un peu trop exotique, je vous explique : c'est une boisson lactée et sucrée typiquement indienne, on s'était réchauffé avec un chaï épicé l'hiver dernier et à l'inverse, le lassi a pour objectif de nous refroidir. Outre le fait qu'il soit servi très frais, parfois avec des glaçons, c'est le yaourt au lait de vache qui apaise le feu dans la bouche après un curry un peu trop pimenté (tout est question d'équilibre en Inde). Aujourd'hui, je vous propose une version vegan, sans lactose, pour une boisson plus légère et digeste. J'ai remplacé le yaourt par du lait de riz et du lait de coco pour la touche gourmande et exotique. Mon lassi préféré est celui à la mangue, fruit adoré depuis ma tendre enfance, mais cette-fois-ci j'ai voulu privilégier un ingrédient plus local, le coquelicot, pour une boisson florale, végétale et rafraîchissante. Oui, oui, oui, le coquelicot est comestible et c'est même très très bon pour nos voies respiratoires, en cas de maux de gorge, d'asthme, une petite cuillère de sirop et on est prêt pour chanter de l'opéra! On le retrouve de mai à juillet parsemant ou inondant carrément les champs de blés non traités et les prairies d'un joli rouge, attrapez votre panier tressé, n'oubliez pas votre chapeau de paille, et cette fois-ci, pas besoin de se charger avec un livre de botanique, il n'y a pas de cueillette plus facile, on repère ces fleurs sauvages de loin. Soyons patients, il faudra remplir notre panier des jusqu'en haut pour faire une petite bouteille de sirop, mais quel plaisir de découvrir toutes les petites bêtes qui se cachent, protégées par les délicates pétales du coquelicot. Ensuite, direction la cuisine-pharmacie, pour concocter ce sirop de coquelicot en deux temps, trois mouvements.


Sirop de coquelicot 

- 250 g de pétales toute fraiches de coquelicot
- 300 g de sucre roux
- 250 ml d'eau

Porter les pétales et l'eau à ébullition, éteindre le feu et laisser infuser 30 minutes. Filtrer et ajouter le sucre puis porter à faible ébullition et laisser cuire à feu doux jusqu'à obtenir une texture épaisse... comme un sirop. À conserver dans une bouteille en verre préalablement stérilisée. À conserver au réfrigérateur, une fois la bouteille ouverte. Ce sirop est efficace en en cas de gorge irritée ou de toux. 

Lassi végétal et floral

- 1/2 verre de sirop de coquelicot 
- 1 verre de lait de coco
- 3 verres de lait de riz

Verser les trois ingrédients ultra frais dans le blender, mix, smooth, enjoy ! Une boisson originale, surprenante (dans le bon sens, je trouve) à siroter avec une paille et un bon bouquin ou au bord d'une piscine pour fêter les vacances avec ses amis.

J'espère que cette boisson végétale inspirée du fameux lassi à l'eau de rose vous apporte ra un peu de fraicheur, que ces bavardages autour des cueillettes sauvages ne vous ennuient pas trop et que je ne vous effraie pas avec ce côté « potion magique»… c'est vrai que ces derniers articles s'éloignent des « food portraits » que j'aime tant, alors n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. En tout cas, je reviens bientôt par ici avec une blogueuse que j'adore.. dans sa cuisine!

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Frais et floral, lassi au coquelicot

jeudi 21 juillet 2016


En Provence, l'été et ses quarante degrés ne font pas dans la légèreté, les cigales chantent à tue-tête, les siestes sont devenues irrésistibles, les melons s'étalent au marché et la mer envahit nos pensées. Bon, je crois que je parle un peu trop météo et changement de saison par ici… enfin tout ça pour dire qu'on a bien envie de se désaltérer et quoi de mieux qu'un bon lassi pour ça ? Si cela sonne un peu trop exotique, je vous explique : c'est une boisson lactée et sucrée typiquement indienne, on s'était réchauffé avec un chaï épicé l'hiver dernier et à l'inverse, le lassi a pour objectif de nous refroidir. Outre le fait qu'il soit servi très frais, parfois avec des glaçons, c'est le yaourt au lait de vache qui apaise le feu dans la bouche après un curry un peu trop pimenté (tout est question d'équilibre en Inde). Aujourd'hui, je vous propose une version vegan, sans lactose, pour une boisson plus légère et digeste. J'ai remplacé le yaourt par du lait de riz et du lait de coco pour la touche gourmande et exotique. Mon lassi préféré est celui à la mangue, fruit adoré depuis ma tendre enfance, mais cette-fois-ci j'ai voulu privilégier un ingrédient plus local, le coquelicot, pour une boisson florale, végétale et rafraîchissante. Oui, oui, oui, le coquelicot est comestible et c'est même très très bon pour nos voies respiratoires, en cas de maux de gorge, d'asthme, une petite cuillère de sirop et on est prêt pour chanter de l'opéra! On le retrouve de mai à juillet parsemant ou inondant carrément les champs de blés non traités et les prairies d'un joli rouge, attrapez votre panier tressé, n'oubliez pas votre chapeau de paille, et cette fois-ci, pas besoin de se charger avec un livre de botanique, il n'y a pas de cueillette plus facile, on repère ces fleurs sauvages de loin. Soyons patients, il faudra remplir notre panier des jusqu'en haut pour faire une petite bouteille de sirop, mais quel plaisir de découvrir toutes les petites bêtes qui se cachent, protégées par les délicates pétales du coquelicot. Ensuite, direction la cuisine-pharmacie, pour concocter ce sirop de coquelicot en deux temps, trois mouvements.


Sirop de coquelicot 

- 250 g de pétales toute fraiches de coquelicot
- 300 g de sucre roux
- 250 ml d'eau

Porter les pétales et l'eau à ébullition, éteindre le feu et laisser infuser 30 minutes. Filtrer et ajouter le sucre puis porter à faible ébullition et laisser cuire à feu doux jusqu'à obtenir une texture épaisse... comme un sirop. À conserver dans une bouteille en verre préalablement stérilisée. À conserver au réfrigérateur, une fois la bouteille ouverte. Ce sirop est efficace en en cas de gorge irritée ou de toux. 

Lassi végétal et floral

- 1/2 verre de sirop de coquelicot 
- 1 verre de lait de coco
- 3 verres de lait de riz

Verser les trois ingrédients ultra frais dans le blender, mix, smooth, enjoy ! Une boisson originale, surprenante (dans le bon sens, je trouve) à siroter avec une paille et un bon bouquin ou au bord d'une piscine pour fêter les vacances avec ses amis.

J'espère que cette boisson végétale inspirée du fameux lassi à l'eau de rose vous apporte ra un peu de fraicheur, que ces bavardages autour des cueillettes sauvages ne vous ennuient pas trop et que je ne vous effraie pas avec ce côté « potion magique»… c'est vrai que ces derniers articles s'éloignent des « food portraits » que j'aime tant, alors n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. En tout cas, je reviens bientôt par ici avec une blogueuse que j'adore.. dans sa cuisine!

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Madeleine à bicyclette a un an, un mois, quelques semaines et quelques jours. Au parc du palais impérial de Kyoto, assise seule au milieu des cerisiers fleuris, de familles, collègues et touristes célébrant hanami, j'écrivais le premier article de ce blog. Il y a presque deux ans, je rencontrais Yehosua qui m'a gentiment concocté un plat mexicain épicé avec un sourire aussi éclatant que le soleil de Barcelone. Et puis, Madeleine à bicyclette me trotte dans la tête depuis bien plus longtemps. Vous l'avez compris, je suis très lente pour réaliser les (quelques) idées (des milliers) qui me traversent l'esprit. J'aime la slow food (et je mange lentement pour le plus grand plaisir de mes proches hahaha) et la slow life de manière générale. J'adorerai rencontrer plus souvent de nouvelles personnes, de nouveaux pays, de nouvelles spécialités culinaires mais je suis une tortue (pédalant à toute allure sur sa bicyclette) qui aime rêver et se promener (et puis manger mais ça, vous le saviez déjà). J'ai troqué ma Lorraine natale pour la belle région provençale jusqu'à l'automne et me voici entre les vignes et la garrigue sans connexion internet, ce qui n'accélérera pas mon tissage sur la toile. Je m'excuse pour ces silences prolongés sur cet espace de partage, pourtant les cueillettes sauvages et les expériences en cuisine n'ont jamais été aussi fréquentes. En tout cas, j'éprouve toujours un immense plaisir à recevoir vos petits mots et les photos des recettes essayées par certaines d'entre vous (hého, est-ce qu'il y a des mecs par ici?). D'ailleurs, il est temps de vous livrer une recette avec du chardon-Marie. Un nom peu appétissant et un aspect plutôt repoussant. Malgré ses nombreuses épines, il a très bon goût et veut tout notre bien. On le consomme au printemps pour nettoyer son foie après la nourriture riche de l'hiver. Cette fois-ci, c'est une transition en douceur car sous son apparence aérienne, ce plat n'est pas des plus légers . Alors avant de nous mettre à table, allons nous dégourdir les jambes, munis d'une paire de ciseaux, de gants (pour les mains délicates) et d'un panier en osier.


La cueillette sauvage peut paraître très compliquée ou même dangereuse pour des citadins comme moi. Certains la considère comme arriérée car oui après tout « à quoi bon aller chercher des trucs verts et bizarres dans les bois quand on peut manger des grosses tomates bien rondes et brillantes (au goût subtilement discret) durant toute l'année? », justement pour respecter la nature et les saisons, pour manger des aliments savoureux et gorgés de bons nutriments, et bien sûr pour le plaisir de découvrir une nouvelle plante, de la sentir, de la cueillir, de la préparer, de la déguster. La cueillette est accessible à tous, elle nous offre le meilleur et ça n'a littéralement pas de prix, mon tout petit porte-monnaie qui me dit merci. Les grands chefs étoilés cuisinent les mauvaises herbes très très bonnes tout comme nos ancêtres les cueilleurs chasseurs. La cueillette nous rassemble quel que soit notre génération ou notre classe sociale autour de ce que nous offre spontanément la Nature sans l'action des Hommes. Bon, tout ça pour dire que la cueillette de plantes sauvages comestibles et médicinales est bien plus simple que l'on ne pourrait penser et c'est une « fille de la ville » qui a grandi bien loin du monde botanique qui le dit. Il suffit de quelques bouquins, de patience et de régularité, d'explorer, d'observer, de goûter, de vérifier, de retourner… J'y vais pas à pas, doucement et (plus ou moins) sûrement comme un escargot (forever) appréciant la verdure et la fraîcheur. Justement, le chardon Marie, gorgé d'eau, vert marbré d'un blanc laiteux (il paraît que ce serait le lait de la Vierge comme son nom l'indique) est le meilleur allié pour nettoyer et renforcer le foie et pour combattre les troubles digestifs tels que le la dyspepsie.  L'espèce est abondante dans les rocailles de la région méditerranéenne et fleurit également dans les terrains incultes plus au nord de l'Europe. On cueille ses feuilles encore jeunes et tendres vers avril ou mai avant que le chardon ne monte en fleur rose et piquante. Une plante qu'on retrouve dans les herboristeries, les pharmacies mais aussi dans l'assiette. Un peu comme les églantines (recette de confiture et tisane par ici, soupe suédoise par là), il faut prendre le chardon-Marie avec des pincettes et découper son contour épineux à l'aide de ciseaux, ensuite celui-ci est beaucoup plus docile et ne fera pas de mal à une mouche. Je l'ai apprivoisé dans un cake curcuma chardon-Marie fromage de brebis et ensuite je l'ai accommodé avec du parmesan et il a bien gonflé comme un soufflé, voici la recette.


Soufflé au chardon-Marie et parmesan 

- 80 g de chardon-Marie
- 45 g de beurre
- 30 cl de lait
- 3 oeufs
- 20 g de parmesan
- ciboulette
- sel marin
- poivre au moulin

Laisser tiédir les ingrédients. Découper le contour épineux des feuilles de chardon-Marie, les laver et les cuire à la vapeur pendant 5 minutes. Fouetter le beurre fondu avec la farine tamisée, ajouter le lait et continuer de fouetter. Séparer les jaunes des blancs d'oeufs et les ajouter au mélange. Hacher le chardon-Marie et la ciboulette, râper le parmesan avant de les rajouter au mélange. Saler et poivrer légèrement. Battre les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation, tout en aérant le mélange. Verser la préparation dans des petits ramequins beurrés, en les remplissant d'un tiers. Enfourner dans un four préchauffé à 175°C pendant 20 à 30 minutes. Les sortir bien gonflés et  légèrement dorés, à déguster avec une salade par exemple (vive la vie en vert!). 

Chardon-Marie et soufflé printanier

samedi 28 mai 2016


Madeleine à bicyclette a un an, un mois, quelques semaines et quelques jours. Au parc du palais impérial de Kyoto, assise seule au milieu des cerisiers fleuris, de familles, collègues et touristes célébrant hanami, j'écrivais le premier article de ce blog. Il y a presque deux ans, je rencontrais Yehosua qui m'a gentiment concocté un plat mexicain épicé avec un sourire aussi éclatant que le soleil de Barcelone. Et puis, Madeleine à bicyclette me trotte dans la tête depuis bien plus longtemps. Vous l'avez compris, je suis très lente pour réaliser les (quelques) idées (des milliers) qui me traversent l'esprit. J'aime la slow food (et je mange lentement pour le plus grand plaisir de mes proches hahaha) et la slow life de manière générale. J'adorerai rencontrer plus souvent de nouvelles personnes, de nouveaux pays, de nouvelles spécialités culinaires mais je suis une tortue (pédalant à toute allure sur sa bicyclette) qui aime rêver et se promener (et puis manger mais ça, vous le saviez déjà). J'ai troqué ma Lorraine natale pour la belle région provençale jusqu'à l'automne et me voici entre les vignes et la garrigue sans connexion internet, ce qui n'accélérera pas mon tissage sur la toile. Je m'excuse pour ces silences prolongés sur cet espace de partage, pourtant les cueillettes sauvages et les expériences en cuisine n'ont jamais été aussi fréquentes. En tout cas, j'éprouve toujours un immense plaisir à recevoir vos petits mots et les photos des recettes essayées par certaines d'entre vous (hého, est-ce qu'il y a des mecs par ici?). D'ailleurs, il est temps de vous livrer une recette avec du chardon-Marie. Un nom peu appétissant et un aspect plutôt repoussant. Malgré ses nombreuses épines, il a très bon goût et veut tout notre bien. On le consomme au printemps pour nettoyer son foie après la nourriture riche de l'hiver. Cette fois-ci, c'est une transition en douceur car sous son apparence aérienne, ce plat n'est pas des plus légers . Alors avant de nous mettre à table, allons nous dégourdir les jambes, munis d'une paire de ciseaux, de gants (pour les mains délicates) et d'un panier en osier.


La cueillette sauvage peut paraître très compliquée ou même dangereuse pour des citadins comme moi. Certains la considère comme arriérée car oui après tout « à quoi bon aller chercher des trucs verts et bizarres dans les bois quand on peut manger des grosses tomates bien rondes et brillantes (au goût subtilement discret) durant toute l'année? », justement pour respecter la nature et les saisons, pour manger des aliments savoureux et gorgés de bons nutriments, et bien sûr pour le plaisir de découvrir une nouvelle plante, de la sentir, de la cueillir, de la préparer, de la déguster. La cueillette est accessible à tous, elle nous offre le meilleur et ça n'a littéralement pas de prix, mon tout petit porte-monnaie qui me dit merci. Les grands chefs étoilés cuisinent les mauvaises herbes très très bonnes tout comme nos ancêtres les cueilleurs chasseurs. La cueillette nous rassemble quel que soit notre génération ou notre classe sociale autour de ce que nous offre spontanément la Nature sans l'action des Hommes. Bon, tout ça pour dire que la cueillette de plantes sauvages comestibles et médicinales est bien plus simple que l'on ne pourrait penser et c'est une « fille de la ville » qui a grandi bien loin du monde botanique qui le dit. Il suffit de quelques bouquins, de patience et de régularité, d'explorer, d'observer, de goûter, de vérifier, de retourner… J'y vais pas à pas, doucement et (plus ou moins) sûrement comme un escargot (forever) appréciant la verdure et la fraîcheur. Justement, le chardon Marie, gorgé d'eau, vert marbré d'un blanc laiteux (il paraît que ce serait le lait de la Vierge comme son nom l'indique) est le meilleur allié pour nettoyer et renforcer le foie et pour combattre les troubles digestifs tels que le la dyspepsie.  L'espèce est abondante dans les rocailles de la région méditerranéenne et fleurit également dans les terrains incultes plus au nord de l'Europe. On cueille ses feuilles encore jeunes et tendres vers avril ou mai avant que le chardon ne monte en fleur rose et piquante. Une plante qu'on retrouve dans les herboristeries, les pharmacies mais aussi dans l'assiette. Un peu comme les églantines (recette de confiture et tisane par ici, soupe suédoise par là), il faut prendre le chardon-Marie avec des pincettes et découper son contour épineux à l'aide de ciseaux, ensuite celui-ci est beaucoup plus docile et ne fera pas de mal à une mouche. Je l'ai apprivoisé dans un cake curcuma chardon-Marie fromage de brebis et ensuite je l'ai accommodé avec du parmesan et il a bien gonflé comme un soufflé, voici la recette.


Soufflé au chardon-Marie et parmesan 

- 80 g de chardon-Marie
- 45 g de beurre
- 30 cl de lait
- 3 oeufs
- 20 g de parmesan
- ciboulette
- sel marin
- poivre au moulin

Laisser tiédir les ingrédients. Découper le contour épineux des feuilles de chardon-Marie, les laver et les cuire à la vapeur pendant 5 minutes. Fouetter le beurre fondu avec la farine tamisée, ajouter le lait et continuer de fouetter. Séparer les jaunes des blancs d'oeufs et les ajouter au mélange. Hacher le chardon-Marie et la ciboulette, râper le parmesan avant de les rajouter au mélange. Saler et poivrer légèrement. Battre les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation, tout en aérant le mélange. Verser la préparation dans des petits ramequins beurrés, en les remplissant d'un tiers. Enfourner dans un four préchauffé à 175°C pendant 20 à 30 minutes. Les sortir bien gonflés et  légèrement dorés, à déguster avec une salade par exemple (vive la vie en vert!). 

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