ÉTÉ


Ça fait longtemps qu'on n'a pas voyagé ensemble à la découverte d'un pays, de ses habitants, de sa culture et de ses bons petits plats, vous ne trouvez pas? J'ai ouvert ce blog il y a plus de trois ans lors d'un voyage au Japon et je suis tombée amoureuse de ce pays. Pour la beauté de chaque petit détail, pour la sensibilité et l'émerveillement à chaque saison de l'année, pour l’énergie si spéciale de ses forêts. J'y suis retournée trois mois cet été et je vous emmène avec moi, loin des grandes villes et des sites touristiques, sur la petite et rurale île d'Awaji où le temps file doucement, à la rencontre de Chinatsu et Kenichi. Après des années à Tokyo, le couple est (re)venu vivre sur cette île paisible, en quête de sens. Kenichi était libraire et graphic designer, Chinatsu chef et food stylist (ouiiii la nourriture était absolument délicieuse et joliment présentée dans des céramiques toutes plus belles les unes que les autres) (c'était tellement bon que j'en ai oublié de prendre des photos...). Aujourd'hui, ils vivent à la campagne où ils ont donné naissance à un beau jardin en terrasses où les lits de culture forment un heureux mélange avec les herbes folles et la forêt environnante. Ils cultivent différents riz, des plantes aromatiques et médicinales, des légumes mais aussi la beauté dans leur quotidien et tout autour d'eux.






D'une créativité et d'une patience admirable, China chan sait faire tellement de choses de ses mains, elle créée des bouquets aromatiques, un brin sauvages et plein de fraicheur avec les herbes et fleurs du jardin. Elle confectionne également de jolies tresses de sweet grass et des bundles de sauge blanche sacrée, une plante qui signifie beaucoup pour eux. On en brûlait tous les matins lors de la méditation afin de purifier l'espace, écouter notre corps, ouvrir notre cœur, accueillir nos émotions puis les laisser repartir.
Ken san capture aussi bien l'essence et l'arôme des plantes en les distillant qu'un moment plein de grâce avec son œil aiguisé et son appareil photo. Ses clichés resplendissent d'une lumière qui invite à la quiétude. Je vous invite d'ailleurs à visiter leur site internet wind for mind qui regorge de petits trésors aromatiques.
Kenichi et Chinatsu m'ont accueilli dans leur maison, leur jardin, leur quotidien. Ils sont ma famille, mes amis et mes enseignants, sur les plantes oui mais surtout sur la vie. Je n'ai pas de mots pour décrire à quel point ces trois semaines furent merveilleuses. Je vous laisse donc avec quelques photos de la vie à la ferme et une des nombreuses recettes que Chinatsu a partagé avec moi.




   Sirop fermenté aux agrumes japonais 
   Shin ama natsu, les nouvelles oranges sucrées de l'été

- 1kg de shin ama natsu, agrumes sucrés de l'été de l'île d'Awaji (ici en hiver, on peut très bien utiliser des clémentines corses, des citrons de Menton, des bergamotes de Calabre...)
- 1,1 kg de sucre (quantité donnée dans toutes les recettes de koso syrup mais Chinatsu utilise beaucoup moins de sucre car elle conserve le sirop moins longtemps) `
 - thym citronné et origan (ou une autre herbe aromatique selon votre goût et la saison)

Laver et couper les agrumes en rondelles. Dans un grand bocal en verre, étaler une première couche de sucre, puis une seconde couche d'agrumes, des herbes aromatiques et continuer à superposer les différentes couches (sucre- agrumes - herbes) jusqu'à ce que le bocal soit rempli, en finissant avec un belle couche de sucre qui recouvre les fruits. Fermer le bocal.
Laisser fermenter 10 à 15 jours, selon la température. Mélanger tous les jours (au début) avec les mains ou une cuillère en bois (éviter tout ustensile en métal). Les agrumes vont rendre leur jus, le mélange réduit de volume dans le bocal, la fermentation opère grâce au sucre.
Filtrer, mettre en bouteille, à déguster dans les deux mois (ou un plus longtemps si conservé au réfrigérateur). On peut le siroter simplement avec de l'eau pétillante (c'est délicieux, désaltérant et ça décuple l'effet fizzy !) ou dans la confection d'une jelly (les japonais en sont friands, j'ai aimé et même adoré pour la première fois ce dessert gélatineux fait avec amour par China chan).



Je pourrai aussi vous parler des petits matins où l'on grille les tranches de pain moelleux au dessus sur une grille au dessus du feu, lentement avec attention, même si parfois un peu trop brûlées sur les côtés, des balades avec leur si mignon chien Gen chan plein d'énergie, des tortues venues pondre leurs œufs, de la petite forêt de bambous à traverser pour se rendre au jardin, de la chaleur couplée à l'humidité, de la saison des pluies et des inondations, de la beauté et la dangerosité de la Nature, du ciel magnifiquement étoilé, de la mer calme, de leur famille et amis incroyables, des gestes parfois mêlés à de l'anglais japonisé ou inversement, des sourires et des rires, du langage sans paroles et des longues conversations après le diner... Il y a trois choses qui m'a profondément touchée chez Chinatsu et Kenichi, c'est leur patience, leur résilience et leur amour. Ils vivent pleinement la vie qu'ils ont choisi, les journées étaient longues et ils donnaient leur attention et leur énergie dans tout ce qu'ils faisaient. Merci à eux pour leur beauté, leur gentillesse et leur générosité.

Dans la campagne japonaise avec Chinatsu et Kenichi

mercredi 5 décembre 2018



Ça fait longtemps qu'on n'a pas voyagé ensemble à la découverte d'un pays, de ses habitants, de sa culture et de ses bons petits plats, vous ne trouvez pas? J'ai ouvert ce blog il y a plus de trois ans lors d'un voyage au Japon et je suis tombée amoureuse de ce pays. Pour la beauté de chaque petit détail, pour la sensibilité et l'émerveillement à chaque saison de l'année, pour l’énergie si spéciale de ses forêts. J'y suis retournée trois mois cet été et je vous emmène avec moi, loin des grandes villes et des sites touristiques, sur la petite et rurale île d'Awaji où le temps file doucement, à la rencontre de Chinatsu et Kenichi. Après des années à Tokyo, le couple est (re)venu vivre sur cette île paisible, en quête de sens. Kenichi était libraire et graphic designer, Chinatsu chef et food stylist (ouiiii la nourriture était absolument délicieuse et joliment présentée dans des céramiques toutes plus belles les unes que les autres) (c'était tellement bon que j'en ai oublié de prendre des photos...). Aujourd'hui, ils vivent à la campagne où ils ont donné naissance à un beau jardin en terrasses où les lits de culture forment un heureux mélange avec les herbes folles et la forêt environnante. Ils cultivent différents riz, des plantes aromatiques et médicinales, des légumes mais aussi la beauté dans leur quotidien et tout autour d'eux.






D'une créativité et d'une patience admirable, China chan sait faire tellement de choses de ses mains, elle créée des bouquets aromatiques, un brin sauvages et plein de fraicheur avec les herbes et fleurs du jardin. Elle confectionne également de jolies tresses de sweet grass et des bundles de sauge blanche sacrée, une plante qui signifie beaucoup pour eux. On en brûlait tous les matins lors de la méditation afin de purifier l'espace, écouter notre corps, ouvrir notre cœur, accueillir nos émotions puis les laisser repartir.
Ken san capture aussi bien l'essence et l'arôme des plantes en les distillant qu'un moment plein de grâce avec son œil aiguisé et son appareil photo. Ses clichés resplendissent d'une lumière qui invite à la quiétude. Je vous invite d'ailleurs à visiter leur site internet wind for mind qui regorge de petits trésors aromatiques.
Kenichi et Chinatsu m'ont accueilli dans leur maison, leur jardin, leur quotidien. Ils sont ma famille, mes amis et mes enseignants, sur les plantes oui mais surtout sur la vie. Je n'ai pas de mots pour décrire à quel point ces trois semaines furent merveilleuses. Je vous laisse donc avec quelques photos de la vie à la ferme et une des nombreuses recettes que Chinatsu a partagé avec moi.




   Sirop fermenté aux agrumes japonais 
   Shin ama natsu, les nouvelles oranges sucrées de l'été

- 1kg de shin ama natsu, agrumes sucrés de l'été de l'île d'Awaji (ici en hiver, on peut très bien utiliser des clémentines corses, des citrons de Menton, des bergamotes de Calabre...)
- 1,1 kg de sucre (quantité donnée dans toutes les recettes de koso syrup mais Chinatsu utilise beaucoup moins de sucre car elle conserve le sirop moins longtemps) `
 - thym citronné et origan (ou une autre herbe aromatique selon votre goût et la saison)

Laver et couper les agrumes en rondelles. Dans un grand bocal en verre, étaler une première couche de sucre, puis une seconde couche d'agrumes, des herbes aromatiques et continuer à superposer les différentes couches (sucre- agrumes - herbes) jusqu'à ce que le bocal soit rempli, en finissant avec un belle couche de sucre qui recouvre les fruits. Fermer le bocal.
Laisser fermenter 10 à 15 jours, selon la température. Mélanger tous les jours (au début) avec les mains ou une cuillère en bois (éviter tout ustensile en métal). Les agrumes vont rendre leur jus, le mélange réduit de volume dans le bocal, la fermentation opère grâce au sucre.
Filtrer, mettre en bouteille, à déguster dans les deux mois (ou un plus longtemps si conservé au réfrigérateur). On peut le siroter simplement avec de l'eau pétillante (c'est délicieux, désaltérant et ça décuple l'effet fizzy !) ou dans la confection d'une jelly (les japonais en sont friands, j'ai aimé et même adoré pour la première fois ce dessert gélatineux fait avec amour par China chan).



Je pourrai aussi vous parler des petits matins où l'on grille les tranches de pain moelleux au dessus sur une grille au dessus du feu, lentement avec attention, même si parfois un peu trop brûlées sur les côtés, des balades avec leur si mignon chien Gen chan plein d'énergie, des tortues venues pondre leurs œufs, de la petite forêt de bambous à traverser pour se rendre au jardin, de la chaleur couplée à l'humidité, de la saison des pluies et des inondations, de la beauté et la dangerosité de la Nature, du ciel magnifiquement étoilé, de la mer calme, de leur famille et amis incroyables, des gestes parfois mêlés à de l'anglais japonisé ou inversement, des sourires et des rires, du langage sans paroles et des longues conversations après le diner... Il y a trois choses qui m'a profondément touchée chez Chinatsu et Kenichi, c'est leur patience, leur résilience et leur amour. Ils vivent pleinement la vie qu'ils ont choisi, les journées étaient longues et ils donnaient leur attention et leur énergie dans tout ce qu'ils faisaient. Merci à eux pour leur beauté, leur gentillesse et leur générosité.
Les journées rallongent, le soleil brille plus fort et nous offre sa puissante énergie. On fait le plein de vitamine D et n'oublions pas de nous hydrater. Après le lassi au coquelicot, on continue dans les boissons fleuries avec le fameux sureau noir, un arbrisseau (plusieurs tiges à la base) ou un arbre (un seul tronc) qui peut s'élancer jusqu'à 10 mètre de haut.

Ses jolies ombrelles de fleurs blanches à l'odeur musquée (ses feuilles ont une parfum beaucoup plus fort et désagréable) parsèment les haies, les lisières des bois et les jardins durant les mois de mai et juin. En septembre, on peut également récolter ses baies, comestibles, une fois cuites. Attention à ne pas le confondre avec le sureau hièble (Sambucus ebulus) qui est toxique, pour éviter toute confusion je vous invite à visiter cette page de l'Université de Biologie de Lyon où est sont présentés et différenciés trois différentes espèces de sureaux.

Son nom scientifique Sambucus nigra vient du grec  sambukê  qui signifie flûte car ses rameaux creux servaient à fabriquer des instruments de musique, notamment la fameuse flûte enchantée des légendes germaniques. Les druides communiquaient avec l'âme des disparus grâce en jouant de la flûte en bois de sureaun, arbre associé à la mort et la renaissance dans la tradition celtique. Le sureau est riche d'histoires et de croyances, on dit que des fées viendraient se réfugier dans ses pétales. On le plantait près des maisons car il était considéré comme protecteur et porte bonheur. Un arbre magique!


Alors pourquoi s'en priver, délectons-nous de la saveur de ses délicates fleurs avec deux boissons: la pétillante limonade des fées et le sirop de sureau à la saveur inimitable. Prenons un panier en osier et allons à la cueillette sauvage (ou pas) des corymbes de fleurs de sureau, voici deux recettes très simples pour commencer à découvrir et cuisiner les plantes sauvages et comestibles.

Sirop de fleurs de sureau

- 10 corymbes de fleurs de sureau
- 1,7 kg de sucre non raffiné
- 1 citron
- 1 litre d'eau
Ôtez les pédoncules (tiges) des corymbes de fleurs. Coupez le citron en rondelles.
Chauffer le mélange de sureau, le citron et l'eau à environ 80°C (de toutes petites bulles apparaissent à la surface) puis laissez infuser hors du feu pendant 20 minutes. 
Filtrez, ajouter le sucre et portez à tout petit bouillon pendant 10 minutes.
Versez dans des bouteilles stérilisées. 
Se conserve au réfrigérateur une fois la bouteille ouverte.


Pétillant des fées
 
- 1,5 litres d'eau
- 7 corymbes de fleurs de sureau
- 150g de sucre non raffiné
- 1 citron

Ôtez les pédoncules (tiges) des corymbes de fleurs. Coupez le citron en rondelles.
Dans un bocal en verre transparent, ajoutez le sureau, le citron, le sucre et l'eau et mélangez.
Recouvrez le bocal d'une étamine ou un tissu, bocal fermé avec un élastique afin que l'air circule et que les petites bêtes ne rentrent pas. Laissez macérer pendant 3 à 5 jours (selon les températures) en plein soleil . C'est de la magie (ou de la fermentation), ce mélange est devenu pétillant et délicieusement parfumé. Filtrez et mettre en bouteille (avec bouchons à vis pour éviter toute explosion). 
Dégustez quand vous voulez, cette boisson doit se garder au moins plusieurs mois.

On peut également faire un sirop avec les baies du sureau noir, très bon stimuler l'immunité en hiver, je vous invite à visiter le blog de l'herbaliste Christophe Bernard pour en savoir plus sur les propriétés médicinales des fleurs de sureau.
On est encore en pleine saison de la floraison du sureau noir, j'espère que ça vous a donné envie de partir en cueillette sauvage et de cuisiner, le sureau offre mille possibilités! J'ai beaucoup aimé le marier avec les framboises dans un gâteau à l'amande, on peut aussi l'ajouter pour parfumer des boissons fermentées comme le kéfir ou simplement sécher les fleurs pour les tisanes d'hiver.

Fleurs de sureau et boissons des fées

jeudi 7 juin 2018

Les journées rallongent, le soleil brille plus fort et nous offre sa puissante énergie. On fait le plein de vitamine D et n'oublions pas de nous hydrater. Après le lassi au coquelicot, on continue dans les boissons fleuries avec le fameux sureau noir, un arbrisseau (plusieurs tiges à la base) ou un arbre (un seul tronc) qui peut s'élancer jusqu'à 10 mètre de haut.

Ses jolies ombrelles de fleurs blanches à l'odeur musquée (ses feuilles ont une parfum beaucoup plus fort et désagréable) parsèment les haies, les lisières des bois et les jardins durant les mois de mai et juin. En septembre, on peut également récolter ses baies, comestibles, une fois cuites. Attention à ne pas le confondre avec le sureau hièble (Sambucus ebulus) qui est toxique, pour éviter toute confusion je vous invite à visiter cette page de l'Université de Biologie de Lyon où est sont présentés et différenciés trois différentes espèces de sureaux.

Son nom scientifique Sambucus nigra vient du grec  sambukê  qui signifie flûte car ses rameaux creux servaient à fabriquer des instruments de musique, notamment la fameuse flûte enchantée des légendes germaniques. Les druides communiquaient avec l'âme des disparus grâce en jouant de la flûte en bois de sureaun, arbre associé à la mort et la renaissance dans la tradition celtique. Le sureau est riche d'histoires et de croyances, on dit que des fées viendraient se réfugier dans ses pétales. On le plantait près des maisons car il était considéré comme protecteur et porte bonheur. Un arbre magique!


Alors pourquoi s'en priver, délectons-nous de la saveur de ses délicates fleurs avec deux boissons: la pétillante limonade des fées et le sirop de sureau à la saveur inimitable. Prenons un panier en osier et allons à la cueillette sauvage (ou pas) des corymbes de fleurs de sureau, voici deux recettes très simples pour commencer à découvrir et cuisiner les plantes sauvages et comestibles.

Sirop de fleurs de sureau

- 10 corymbes de fleurs de sureau
- 1,7 kg de sucre non raffiné
- 1 citron
- 1 litre d'eau
Ôtez les pédoncules (tiges) des corymbes de fleurs. Coupez le citron en rondelles.
Chauffer le mélange de sureau, le citron et l'eau à environ 80°C (de toutes petites bulles apparaissent à la surface) puis laissez infuser hors du feu pendant 20 minutes. 
Filtrez, ajouter le sucre et portez à tout petit bouillon pendant 10 minutes.
Versez dans des bouteilles stérilisées. 
Se conserve au réfrigérateur une fois la bouteille ouverte.


Pétillant des fées
 
- 1,5 litres d'eau
- 7 corymbes de fleurs de sureau
- 150g de sucre non raffiné
- 1 citron

Ôtez les pédoncules (tiges) des corymbes de fleurs. Coupez le citron en rondelles.
Dans un bocal en verre transparent, ajoutez le sureau, le citron, le sucre et l'eau et mélangez.
Recouvrez le bocal d'une étamine ou un tissu, bocal fermé avec un élastique afin que l'air circule et que les petites bêtes ne rentrent pas. Laissez macérer pendant 3 à 5 jours (selon les températures) en plein soleil . C'est de la magie (ou de la fermentation), ce mélange est devenu pétillant et délicieusement parfumé. Filtrez et mettre en bouteille (avec bouchons à vis pour éviter toute explosion). 
Dégustez quand vous voulez, cette boisson doit se garder au moins plusieurs mois.

On peut également faire un sirop avec les baies du sureau noir, très bon stimuler l'immunité en hiver, je vous invite à visiter le blog de l'herbaliste Christophe Bernard pour en savoir plus sur les propriétés médicinales des fleurs de sureau.
On est encore en pleine saison de la floraison du sureau noir, j'espère que ça vous a donné envie de partir en cueillette sauvage et de cuisiner, le sureau offre mille possibilités! J'ai beaucoup aimé le marier avec les framboises dans un gâteau à l'amande, on peut aussi l'ajouter pour parfumer des boissons fermentées comme le kéfir ou simplement sécher les fleurs pour les tisanes d'hiver.

Le temps passe à une vitesse folle, voilà plus de deux saisons que je n'ai pas écrit par ici, pourtant j'aime toujours autant me munir d'un petit panier en osier et de sacs en coton pour partir à la recherche de plantes sauvages comestibles et médicinales, essayer de les reconnaître, apprendre quelques noms botaniques, les admirer, les voire évoluer au fil des saisons et puis les cuisiner évidemment. Pour ce retour par ici, je reste fidèle au thème wild food avec une petite cueillette et recette à base d'asperges des bois. Premièrement, pour éviter toute confusion, l'asperge des bois n'est pas botaniquement parlant une asperge, même si elle de la même famille (Asparagacées) elle n'est pas du même genre (Ornithogalum versus Asparagus) que les asperges cultivées blanches ou vertes que l'on retrouve sur les étals du (super)marché ni avec les asperges sauvages que je cueillais en Provence (famille des Asparagacées). L'asperge des bois doit son nom seulement à sa forme proche de celle de l'asperge, on l'appelle également aspergette et son petit nom latin est Ornithogalum pyrenaicum de la famille Liliacées. L'aspergette pousse dans les prairies, les sous-bois et les clairières durant les mois de mai et juin dans presque toute la France. C'est d'ailleurs par hasard que je suis tombée sur la première  pousse lors d'une promenade en forêt, sur un petit chemin un peu plus aéré et ensoleillé. Ensuite, la chasse à l'asperge a continué dans les bois, une par ci une par là au début puis ensuite un sol riche et frais parsemé par des centaines d'asperges, la folie m'a gagné... et mon panier s'est rempli! Mais attention, j'ai lu ensuite que l'ornithogale des Pyrénées est une espèce protégée dans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace, Aquitaine, Haute-Normandie et Picardie alors attention la cueillette y est interdite pour éviter qu'elle ne disparaisse de certaines régions, car ce sont en fait les épis floraux qu'on consomme, avant qu'ils ne fleurissent et donnent des graines afin de maintenir leur population et favoriser leur propagation. Pour les autres régions, je vous conseille la cueillette de l'aspergette on peut difficilement se tromper durant la cueillette et elle est délicieuse dans l'assiette, à peine blanchie et bien croquante, au goût subtil proche du petit pois, elle se déguste en salade, dans des pâtes ou bon un risotto, les possibilités sont nombreuses et c'est une recette de tarte salée que je vous propose aujourd'hui avec du fromage de chèvre et une autre plante sauvage et hautement médicinale du printemps, l'ortie, très riche en fer. Je vous livre la recette savoureuse et très facile pour commencer à cuisiner les plantes sauvages. 


Quiche aux asperges bois, orties et fromage de chèvre

Pâte à tarte brisée à l'ortie

- 220 grammes de farine de blé complet
- 1 demie cuillère à café de sel marin
- 3 cuillères à café de poudre d'ortie (orties séchées et pillées au mortier ou dans les épiceries bio)
- 5 cl d'huile d'olive
- 10 cl d'eau
- une petite poignée de graines de lin
- un petit oignon

La veille au soir ou quelques heures avant la cuisson, mélanger la farine, le sel et la poudre d'ortie dans un grand saladier. Ajouter petit à petit l'huile d'olive en mélangeant bien. Ajouter de l'eau au fur et à mesure en mélangeant bien avec une une cuillère en bois ou encore mieux avec les doigts. En fonction de la farine, on peut mettre plus ou moins d'eau, ne pas mettre forcément toute l'eau et arrêter lorsque la pâte a la texture idéale, ni trop sèche, ni trop collante. Pétrir la pâte et former une boule. Recouvrir d'un torchon propre et laisser reposer quelques heures ou tout une nuit.

Appareil à quiche

- 400 grammes de fromage blanc au lait de brebis
- 3 oeufs
- une buche de fromage de chèvre
- une belle botte d'asperges des bois
- un oignon
- une petite poignée de graines de lin
- sel marin, poivre noir

Le lendemain, pétrir rapidement la pâte, l'étaler à l'aide d'un rouleau pâtissier, la disposer dans un moule à tarte préalablement huilé et fariné. Parsemer la pâte de graines de lin. La trouer à l'aide d'une fourchette. Hacher l'oignon et répartir sur la pâte brisée. La faire cuire à blanc pendant 10 minutes dans un four préchauffé à 180 degrés.
Laver les asperges des bois dans une eau légèrement vinaigrée. Les blanchir 2 minutes dans de l'eau bouillante salée, égoutter et les plonger dans de l'eau bien froide. 
Dans un saladier mélanger le fromage blanc, les oeufs, le sel, le poivre. Couper la bûche de fromage de chèvre en fine rondelle, répartir sur la pâte à tarte, ajouter l'appareil puis les aspergettes et un peu de fromage de chèvre. Enfourner la tarte salée pendant 40 minutes. 


L'odeur de la cuisson met l'eau à la bouche, la tarte salée aux asperges des bois et aux orties se déguste aussi bien chaude en sortant du four ou froide lors d'un piquenique, elle garde son croustillant.  Cette recette permet de faire découvrir deux plantes sauvages et comestibles de la forêt, l'aspergette et l'ortie, la quiche aux plantes sauvages attire la curiosité des gourmands et ravie leurs papilles. À bientôt pour une nouvelle recette aux ambiances sauvageonnes ou potagères!

Cueillette dans les bois et tarte salée aux aspergettes et aux orties

dimanche 16 juillet 2017


Le temps passe à une vitesse folle, voilà plus de deux saisons que je n'ai pas écrit par ici, pourtant j'aime toujours autant me munir d'un petit panier en osier et de sacs en coton pour partir à la recherche de plantes sauvages comestibles et médicinales, essayer de les reconnaître, apprendre quelques noms botaniques, les admirer, les voire évoluer au fil des saisons et puis les cuisiner évidemment. Pour ce retour par ici, je reste fidèle au thème wild food avec une petite cueillette et recette à base d'asperges des bois. Premièrement, pour éviter toute confusion, l'asperge des bois n'est pas botaniquement parlant une asperge, même si elle de la même famille (Asparagacées) elle n'est pas du même genre (Ornithogalum versus Asparagus) que les asperges cultivées blanches ou vertes que l'on retrouve sur les étals du (super)marché ni avec les asperges sauvages que je cueillais en Provence (famille des Asparagacées). L'asperge des bois doit son nom seulement à sa forme proche de celle de l'asperge, on l'appelle également aspergette et son petit nom latin est Ornithogalum pyrenaicum de la famille Liliacées. L'aspergette pousse dans les prairies, les sous-bois et les clairières durant les mois de mai et juin dans presque toute la France. C'est d'ailleurs par hasard que je suis tombée sur la première  pousse lors d'une promenade en forêt, sur un petit chemin un peu plus aéré et ensoleillé. Ensuite, la chasse à l'asperge a continué dans les bois, une par ci une par là au début puis ensuite un sol riche et frais parsemé par des centaines d'asperges, la folie m'a gagné... et mon panier s'est rempli! Mais attention, j'ai lu ensuite que l'ornithogale des Pyrénées est une espèce protégée dans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace, Aquitaine, Haute-Normandie et Picardie alors attention la cueillette y est interdite pour éviter qu'elle ne disparaisse de certaines régions, car ce sont en fait les épis floraux qu'on consomme, avant qu'ils ne fleurissent et donnent des graines afin de maintenir leur population et favoriser leur propagation. Pour les autres régions, je vous conseille la cueillette de l'aspergette on peut difficilement se tromper durant la cueillette et elle est délicieuse dans l'assiette, à peine blanchie et bien croquante, au goût subtil proche du petit pois, elle se déguste en salade, dans des pâtes ou bon un risotto, les possibilités sont nombreuses et c'est une recette de tarte salée que je vous propose aujourd'hui avec du fromage de chèvre et une autre plante sauvage et hautement médicinale du printemps, l'ortie, très riche en fer. Je vous livre la recette savoureuse et très facile pour commencer à cuisiner les plantes sauvages. 


Quiche aux asperges bois, orties et fromage de chèvre

Pâte à tarte brisée à l'ortie

- 220 grammes de farine de blé complet
- 1 demie cuillère à café de sel marin
- 3 cuillères à café de poudre d'ortie (orties séchées et pillées au mortier ou dans les épiceries bio)
- 5 cl d'huile d'olive
- 10 cl d'eau
- une petite poignée de graines de lin
- un petit oignon

La veille au soir ou quelques heures avant la cuisson, mélanger la farine, le sel et la poudre d'ortie dans un grand saladier. Ajouter petit à petit l'huile d'olive en mélangeant bien. Ajouter de l'eau au fur et à mesure en mélangeant bien avec une une cuillère en bois ou encore mieux avec les doigts. En fonction de la farine, on peut mettre plus ou moins d'eau, ne pas mettre forcément toute l'eau et arrêter lorsque la pâte a la texture idéale, ni trop sèche, ni trop collante. Pétrir la pâte et former une boule. Recouvrir d'un torchon propre et laisser reposer quelques heures ou tout une nuit.

Appareil à quiche

- 400 grammes de fromage blanc au lait de brebis
- 3 oeufs
- une buche de fromage de chèvre
- une belle botte d'asperges des bois
- un oignon
- une petite poignée de graines de lin
- sel marin, poivre noir

Le lendemain, pétrir rapidement la pâte, l'étaler à l'aide d'un rouleau pâtissier, la disposer dans un moule à tarte préalablement huilé et fariné. Parsemer la pâte de graines de lin. La trouer à l'aide d'une fourchette. Hacher l'oignon et répartir sur la pâte brisée. La faire cuire à blanc pendant 10 minutes dans un four préchauffé à 180 degrés.
Laver les asperges des bois dans une eau légèrement vinaigrée. Les blanchir 2 minutes dans de l'eau bouillante salée, égoutter et les plonger dans de l'eau bien froide. 
Dans un saladier mélanger le fromage blanc, les oeufs, le sel, le poivre. Couper la bûche de fromage de chèvre en fine rondelle, répartir sur la pâte à tarte, ajouter l'appareil puis les aspergettes et un peu de fromage de chèvre. Enfourner la tarte salée pendant 40 minutes. 


L'odeur de la cuisson met l'eau à la bouche, la tarte salée aux asperges des bois et aux orties se déguste aussi bien chaude en sortant du four ou froide lors d'un piquenique, elle garde son croustillant.  Cette recette permet de faire découvrir deux plantes sauvages et comestibles de la forêt, l'aspergette et l'ortie, la quiche aux plantes sauvages attire la curiosité des gourmands et ravie leurs papilles. À bientôt pour une nouvelle recette aux ambiances sauvageonnes ou potagères!

En Provence, l'été et ses quarante degrés ne font pas dans la légèreté, les cigales chantent à tue-tête, les siestes sont devenues irrésistibles, les melons s'étalent au marché et la mer envahit nos pensées. Bon, je crois que je parle un peu trop météo et changement de saison par ici… enfin tout ça pour dire qu'on a bien envie de se désaltérer et quoi de mieux qu'un bon lassi pour ça ? Si cela sonne un peu trop exotique, je vous explique : c'est une boisson lactée et sucrée typiquement indienne, on s'était réchauffé avec un chaï épicé l'hiver dernier et à l'inverse, le lassi a pour objectif de nous refroidir. Outre le fait qu'il soit servi très frais, parfois avec des glaçons, c'est le yaourt au lait de vache qui apaise le feu dans la bouche après un curry un peu trop pimenté (tout est question d'équilibre en Inde). Aujourd'hui, je vous propose une version vegan, sans lactose, pour une boisson plus légère et digeste. J'ai remplacé le yaourt par du lait de riz et du lait de coco pour la touche gourmande et exotique. Mon lassi préféré est celui à la mangue, fruit adoré depuis ma tendre enfance, mais cette-fois-ci j'ai voulu privilégier un ingrédient plus local, le coquelicot, pour une boisson florale, végétale et rafraîchissante. Oui, oui, oui, le coquelicot est comestible et c'est même très très bon pour nos voies respiratoires, en cas de maux de gorge, d'asthme, une petite cuillère de sirop et on est prêt pour chanter de l'opéra! On le retrouve de mai à juillet parsemant ou inondant carrément les champs de blés non traités et les prairies d'un joli rouge, attrapez votre panier tressé, n'oubliez pas votre chapeau de paille, et cette fois-ci, pas besoin de se charger avec un livre de botanique, il n'y a pas de cueillette plus facile, on repère ces fleurs sauvages de loin. Soyons patients, il faudra remplir notre panier des jusqu'en haut pour faire une petite bouteille de sirop, mais quel plaisir de découvrir toutes les petites bêtes qui se cachent, protégées par les délicates pétales du coquelicot. Ensuite, direction la cuisine-pharmacie, pour concocter ce sirop de coquelicot en deux temps, trois mouvements.


Sirop de coquelicot 

- 250 g de pétales toute fraiches de coquelicot
- 300 g de sucre roux
- 250 ml d'eau

Porter les pétales et l'eau à ébullition, éteindre le feu et laisser infuser 30 minutes. Filtrer et ajouter le sucre puis porter à faible ébullition et laisser cuire à feu doux jusqu'à obtenir une texture épaisse... comme un sirop. À conserver dans une bouteille en verre préalablement stérilisée. À conserver au réfrigérateur, une fois la bouteille ouverte. Ce sirop est efficace en en cas de gorge irritée ou de toux. 

Lassi végétal et floral

- 1/2 verre de sirop de coquelicot 
- 1 verre de lait de coco
- 3 verres de lait de riz

Verser les trois ingrédients ultra frais dans le blender, mix, smooth, enjoy ! Une boisson originale, surprenante (dans le bon sens, je trouve) à siroter avec une paille et un bon bouquin ou au bord d'une piscine pour fêter les vacances avec ses amis.

J'espère que cette boisson végétale inspirée du fameux lassi à l'eau de rose vous apporte ra un peu de fraicheur, que ces bavardages autour des cueillettes sauvages ne vous ennuient pas trop et que je ne vous effraie pas avec ce côté « potion magique»… c'est vrai que ces derniers articles s'éloignent des « food portraits » que j'aime tant, alors n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. En tout cas, je reviens bientôt par ici avec une blogueuse que j'adore.. dans sa cuisine!

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

Frais et floral, lassi au coquelicot

jeudi 21 juillet 2016


En Provence, l'été et ses quarante degrés ne font pas dans la légèreté, les cigales chantent à tue-tête, les siestes sont devenues irrésistibles, les melons s'étalent au marché et la mer envahit nos pensées. Bon, je crois que je parle un peu trop météo et changement de saison par ici… enfin tout ça pour dire qu'on a bien envie de se désaltérer et quoi de mieux qu'un bon lassi pour ça ? Si cela sonne un peu trop exotique, je vous explique : c'est une boisson lactée et sucrée typiquement indienne, on s'était réchauffé avec un chaï épicé l'hiver dernier et à l'inverse, le lassi a pour objectif de nous refroidir. Outre le fait qu'il soit servi très frais, parfois avec des glaçons, c'est le yaourt au lait de vache qui apaise le feu dans la bouche après un curry un peu trop pimenté (tout est question d'équilibre en Inde). Aujourd'hui, je vous propose une version vegan, sans lactose, pour une boisson plus légère et digeste. J'ai remplacé le yaourt par du lait de riz et du lait de coco pour la touche gourmande et exotique. Mon lassi préféré est celui à la mangue, fruit adoré depuis ma tendre enfance, mais cette-fois-ci j'ai voulu privilégier un ingrédient plus local, le coquelicot, pour une boisson florale, végétale et rafraîchissante. Oui, oui, oui, le coquelicot est comestible et c'est même très très bon pour nos voies respiratoires, en cas de maux de gorge, d'asthme, une petite cuillère de sirop et on est prêt pour chanter de l'opéra! On le retrouve de mai à juillet parsemant ou inondant carrément les champs de blés non traités et les prairies d'un joli rouge, attrapez votre panier tressé, n'oubliez pas votre chapeau de paille, et cette fois-ci, pas besoin de se charger avec un livre de botanique, il n'y a pas de cueillette plus facile, on repère ces fleurs sauvages de loin. Soyons patients, il faudra remplir notre panier des jusqu'en haut pour faire une petite bouteille de sirop, mais quel plaisir de découvrir toutes les petites bêtes qui se cachent, protégées par les délicates pétales du coquelicot. Ensuite, direction la cuisine-pharmacie, pour concocter ce sirop de coquelicot en deux temps, trois mouvements.


Sirop de coquelicot 

- 250 g de pétales toute fraiches de coquelicot
- 300 g de sucre roux
- 250 ml d'eau

Porter les pétales et l'eau à ébullition, éteindre le feu et laisser infuser 30 minutes. Filtrer et ajouter le sucre puis porter à faible ébullition et laisser cuire à feu doux jusqu'à obtenir une texture épaisse... comme un sirop. À conserver dans une bouteille en verre préalablement stérilisée. À conserver au réfrigérateur, une fois la bouteille ouverte. Ce sirop est efficace en en cas de gorge irritée ou de toux. 

Lassi végétal et floral

- 1/2 verre de sirop de coquelicot 
- 1 verre de lait de coco
- 3 verres de lait de riz

Verser les trois ingrédients ultra frais dans le blender, mix, smooth, enjoy ! Une boisson originale, surprenante (dans le bon sens, je trouve) à siroter avec une paille et un bon bouquin ou au bord d'une piscine pour fêter les vacances avec ses amis.

J'espère que cette boisson végétale inspirée du fameux lassi à l'eau de rose vous apporte ra un peu de fraicheur, que ces bavardages autour des cueillettes sauvages ne vous ennuient pas trop et que je ne vous effraie pas avec ce côté « potion magique»… c'est vrai que ces derniers articles s'éloignent des « food portraits » que j'aime tant, alors n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. En tout cas, je reviens bientôt par ici avec une blogueuse que j'adore.. dans sa cuisine!

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

Instagram

© Madeleine à bicyclette. Design by Fearne.